Intesa Sanpaolo, Alessandra Florio s’exprime : soutien maximal à l’Émilie-Romagne pour un redémarrage rapide

Economie & Finance

Un don de 5 millions d’euros et un plafond de 2 milliards d’euros pour soutenir la restauration des structures endommagées à des conditions favorables. Telles sont quelques-unes des mesures extraordinaires mises en place par Intesa Sanpaolo pour soutenir les zones dévastées par les inondations en Italie. Émilie Romagne. Dans les provinces touchées par les intempéries, Intesa Sanpaolo a une présence historique et ramifiée, avec 230 points opérationnels, trois structures de gestion et environ 2 mille employés. La banque est également présente avec un Comité territorial de Romagne, qui joue un rôle de liaison avec le territoire, et compte plus de 170 000 clients, dont 17 000 entreprises de toutes tailles, des exploitations agricoles et des entités du tiers secteur. Le directeur régional d’Intesa Sanpaolo pour l’Émilie-Romagne et les Marches, Alessandra Florio, a expliqué à MF-Newswires que la banque continuera à soutenir l’Émilie-Romagne pour aider à rétablir des conditions normales dans les plus brefs délais, garantissant aux entreprises un redémarrage rapide.

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Question. L’Emilie-Romagne est l’une des régions les plus dynamiques du pays. Quel sera l’impact sur la croissance économique du choc subi par les zones touchées par les récentes inondations ?

Réponse. L’Emilie-Romagne s’est toujours affirmée comme une région dynamique et réactive qui, malgré un contexte macroéconomique qui n’a pas manqué de difficultés ces dernières années, a maintenu sa capacité à être un moteur de l’économie nationale. Pour notre part, en tant que banque fortement et historiquement enracinée dans ce territoire, nous sommes intervenus non seulement avec une approche de développement durable, mais aussi avec une approche de développement durable. don de 5 millions pour faire face à l’urgence des inondations avec un soutien financier et des mesures extraordinaires, en continuant à stimuler et à accompagner ses projets de développement, en particulier les investissements stratégiques dans l’innovation et le développement durable. L’inondation a frappé une terre riche économiquement, mais aussi socialement et culturellement, et nous avons lancé des mesures qui peuvent aider à maintenir ces caractéristiques, par exemple en annulant, ou plutôt en remboursant, les intérêts sur les versements hypothécaires que nous suspendrons pendant deux ans pour ceux qui ont subi des dommages irréparables, en attribuant déjà des fonds à la Fondation pour l’innovation. 2 milliards d’euros pour financer des investissements de reconstruction et de développement d’activités à des taux inférieurs. Il suffit de rappeler que la Romagne, épicentre des dégâts, représente environ 2% du total national en termes de population, d’emploi, d’entreprises et d’exportations. En 2022, les trois provinces de Romagne ont généré des flux d’exportation de près de 14 milliards d’euros, soit 2,2 % des exportations italiennes.

D. Quels sont les secteurs les plus touchés ?

R. Il s’agit d’estimations encore difficiles à établir. Nous parlons de provinces, celles de la Romagne, qui possèdent des secteurs manufacturiers hautement spécialisés, de la mécanique au mobilier, de la chimie à l’habillement, auxquels il faut ajouter les dommages subis par les infrastructures logistiques. Il est certain qu’au niveau sectoriel, l’importance de l’industrie de l’acier et de l’acier inoxydable a été reconnue. de l’agro-industrie3,8% des employés au niveau national travaillent dans les zones affectées, le district de fruits et légumes de Romagne a enregistré en 2022 des exportations de 685 millions d’euros, dont 75 % proviennent des provinces de Ravenne et de Forlì-Cesena.

D. Combien de temps faut-il pour redémarrer ?

R. La situation est difficile et parfois dramatique, mais elle a toujours été gérée avec lucidité et concret. Il est certain que pour revenir à la normale le plus rapidement possible, il faut cet engagement collectif et solidaire qui s’est développé immédiatement et auquel, en tant que banque locale et, en général, en tant que première banque du pays, nous essayons de contribuer au maximum, à la fois par des mesures extraordinaires pour les familles et les entreprises touchées et en continuant à soutenir les investissements de ceux qui n’ont pas été directement affectés, parce que ces deux actions font croître la région et lui redonnent de la valeur.

D. La banque a entamé un dialogue avec ses clients, quel en est le sentiment ?

R. Nous sommes historiquement présents sur le territoire, notre interlocution avec les communautés locales et l’écoute de leurs besoins spécifiques n’ont jamais cessé, même dans les pires moments. Tant sur nos points d’opération physiques que par le biais d’une communication multicanal, nous avons été en mesure de faire sentir notre proximité en communiquant aux clients l’activation de mesures concrètes et immédiates, ce qui a contribué à maintenir un fort sentiment de confiance.

D. Outre les initiatives de soutien aux familles et aux entreprises déjà communiquées, la banque travaille-t-elle sur d’autres initiatives ?

R. En raison d’une situation extraordinaire, nous avons estimé qu’il était de notre devoir de mettre immédiatement à disposition des mesures extraordinaires, des interventions concrètes et substantielles pour soutenir les familles et les entreprises touchées, en Émilie-Romagne ainsi que dans les Marches. Les familles, les entreprises, y compris les très petites, les exploitations agricoles et les organisations du troisième secteur peuvent donc compter sur notre soutien. Nous avons également prévu la possibilité de suspendre les versements sur les prêts existants jusqu’à 24 mois, et la suppression des commissions sur les paiements POS jusqu’à 30 euros pendant un an, ainsi que la gratuité.

D. Quel est l’état de santé actuel des entreprises ? Pensez-vous que les difficultés peuvent conduire à une augmentation des prêts non performants dans ces zones ?

R. Les entreprises de notre région montrent, même dans cette situation, qu’elles peuvent réagir rapidement, et nous ne voyons donc pas ce risque. Intesa Sanpaolo continuera à jouer son rôle en soutenant un tissu économique solide avec des mesures extraordinaires pour faire face aux urgences et en soutenant des projets de développement, tels que ceux de la durabilité environnementale et des énergies renouvelables, pour lesquels les entreprises régionales font preuve d’une grande sensibilité. Pour les entreprises d’Émilie-Romagne, en 2022, nous avons fourni 1,6 milliard d’euros de nouveaux crédits à moyen et long termedont plus de 370 millions d’euros pour financer l’amélioration de leur profil de durabilité en appliquant un taux de décote à la réalisation d’objectifs fixés en commun. Nous entendons fournir à nos PME les outils les plus innovants pour leur permettre de saisir les opportunités découlant de la transition écologique : sur les 410 milliards d’euros de financement que le Groupe prévoit d’apporter d’ici 2026 à l’appui des objectifs du PNR, 76 sont consacrés à la transition énergétique et aux investissements dans les énergies renouvelables que nous développerons aussi fortement en Émilie-Romagne et dans les Marches. ()