Le portefeuille, les marchés du crédit continuent d’offrir d’excellentes opportunités en 2024. Voici pourquoi

Economie & Finance

En 2023, les marchés obligataires reviennent à la mode : les taux d’intérêt réels qui sont enfin redevenus positifs signifient que les investisseurs peuvent obtenir des rendements supérieurs à la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation. Dans le même temps, les fondamentaux des entreprises restent étonnamment résistants dans un contexte d’inflation élevée, ce qui explique pourquoi nous prévoyons que les taux de défaillance resteront relativement bas.

Des rendements élevés sur les marchés du crédit, mais la “bulle verte” se dégonfle

Les marchés du crédit, avec en tête les obligations de première qualité, offrent des rendements attractifs, tandis que les écarts de crédit offrent un compromis risque/rendement intéressant. Les taux d’intérêt devraient rester “plus élevés pendant plus longtemps” et nous acceptons l’idée d’assumer un risque de taux d’intérêt légèrement plus élevé en augmentant la durée de nos portefeuilles, une décision qui s’accompagne d’une réduction du risque de crédit et d’un recentrage sur les obligations de qualité (principalement BBB).

En outre, nous constatons une augmentation de l’émission d’obligations liées à la durabilité (Slb), ce qui démontre l’engagement de plus en plus solide des entreprises en matière d’ESG. Cette tendance s’accompagne toutefois d’un risque d’écoblanchiment, un phénomène qu’il convient d’identifier au moyen d’une analyse rigoureuse de la durabilité. L’intégration de l’ESG est largement répandue parmi les investisseurs en actions, mais elle n’est pas aussi avancée dans l’analyse du crédit, de sorte que les marchés peuvent être moins efficaces et offrir ainsi des opportunités supplémentaires de générer des gains.

Du vent dans les voiles pour les entreprises vertes

Pour 2024, nous voyons des valorisations attrayantes pour les entreprises fournissant des solutions vertes, en première ligne pour bénéficier des mesures de soutien public de la loi Net Zero Industry Act dans l’UE ou de la loi sur la réduction de l’inflation aux États-Unis, qui devraient favoriser des secteurs tels que l’industrie ou les services publics.

En revanche, les secteurs qui auront d’importants besoins de refinancement dans les années à venir, comme l’immobilier, pourraient rester sous pression. Globalement, les marchés obligataires n’ont pas été aussi attractifs depuis plus d’une décennie et nous sommes convaincus que la demande pour cette classe d’actifs continuera à se renforcer tout au long de l’année 2024. ()

*Responsable de la gestion obligataire et de l’allocation d’actifs chez Sycomore (qui fait partie de Generali Investments).