Togo : Tout est prêt pour une élection transparente et démocratique

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La présidentielle togolaise est dans deux mois. Et plus précisément, le premier tour est fixé au 22 février 2020. Et alors que les états-majors des partis politiques fourbissent les armes, toutes les exigences liées à la bonne tenue de ce scrutin sont remplies. Surtout celles relevant des prérogatives du gouvernement, du parlement de toutes les institutions de la République et surtout des dispositions législatives.

Du respect de la Constitution Togolaise au code électoral en passant par la loi n° 2013-013 du 7 juin 2013 portant financement public des partis politiques et des campagnes électorales, tout est fait pour que l’élection présidentielle se tienne dans les conditions requises et surtout dans la préservation de la paix.

Contrairement aux vœux de plusieurs opposants réunis autour de l’archevêque de Lomé Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, le processus électoral se déroule comme exigé par la loi dans la transparence. Déjà début novembre, la Cour Constitutionnelle a appelé à organiser la prochaine élection présidentielle entre le 19 février et le 5 mars 2020. Dans un communiqué, l’institution a rappelé que le mandat de l’actuel chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a “débuté le 4 mai 2015, date de prestation de serment, et prend fin le 3 mai 2020”, soulignant que le scrutin présidentiel est ouvert 75 jours au plus tôt et 60 jours au plus tard avant la fin du mandat présidentiel en cours.

Suite à cela, la déclaration de candidature doit être déposée, selon les textes à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) 45 jours avant le jour du scrutin. Elle qui a appelé à trois jours d’opération de révision de la liste électorale qui s’était déroulée du 29 novembre au 1er décembre 2019 avec un bonus de 24 heures supplémentaires. Jusque là, tout le processus suit une transparence régulière. Et même les partis politiques ont déjà commencé par annoncer ou désigner les candidats au scrutin. Ce fut le cas de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) qui désigna le 16 octobre dernier Jean-Pierre Fabre comme son candidat.

Du côté du gouvernement, l’engagement pour un scrutin présidentiel inclusif était de mise. En plus de l’introduction d’un projet de loi modifiant le code électoral pour permettre le vote de la diaspora, le gouvernement a veillé à la participation de tous les acteurs au processus. Dans ce cadre, il a été mis en place le comité de suivi des actes préparatoires de la présidentielle de 2020. Toutefois, tous les décrets entrant dans le cadre de la bonne tenue du scrutin ont été également adopté. C’est lors du conseil des ministres du 05 décembre dernier. Cinq décrets au total dont celui fixant la date du premier tour de la présidentielle de 2020 et la convocation du corps ou encore celui portant sur le montant de la contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour les 02 tours de la présidentielle. C’est dire que le chemin est tout tracé vers une élection présidentielle transparente et démocratique.

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