Togo : Pour l’amélioration de ses performances, School Assur opte pour un dialogue inclusif

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Yacoub est élève en classe de troisième au CEG Kara Dongoyo. Comme des milliers d’élèves Togolais, il a bénéficié du programme School Assur et témoigne. “J’étais malade et j’ai été au dispensaire d’Adabawere. Ils m’ont fait les soins gratuitement dès présentation de ma carte “. Comme lui, sa camarade Farida a bénéficié du programme alors qu’elle était en vacances à Lomé. Grâce à ce programme, consultations, analyses, médicaments et autres soins restants dans la marge de la dotation individuelle sont offerts aux écoliers et élèves des écoles, collèges et lycées.

Une élève bénéficiaire du programme School Assur

“Et si on dépasse la marge de dotation ?”, demande un autre élève nommé Adamai. Réponse de la coordination de School Assur : l’hôpital appelle le numéro vert 8222 pour l’appréciation du cas et les instructions nécessaires. Cette initiative présidentielle a déjà impacté plus de 1,2 million d’écoliers et élèves et a une dotation annuelle de 3,5 milliards FCFA.

 

 

Autre lieu, mêmes préoccupations…

Au dispensaire d’Adabawere à Kara ce jeudi 21 novembre 2019, parents d’élèves, enseignants, responsables du secteur de l’éducation et corps médical, rassemblés dans la cour, ont échangé sur le programme School Assur. ” Grâce à School Assur, nous avons la possibilité de faire soigner nos enfants gratuitement. Nous voulons que cela se poursuive et s’améliore”, se réjouit Komlan, parent d’élève. Mais des problèmes se posent. “A l’hôpital, on nous accueille très mal. Surtout lorsqu’on a la carte School Assur, les infirmiers et la pharmacie ne prennent pas vite soin de nous. Ce qui nous amène à aller dans d’autres hôpitaux situés plus loin”, se désole Ginette, également parent d’élève. Elle est soutenue par sa voisine immédiate qui insiste : “Nous voulons que tous les enfants bénéficient de School Assur et que la dotation soit revue à la hausse”.

Les parents des bénéficiaires

Face à la communauté qui ne cesse de poser des doléances, la Secrétaire d’Etat apaise. “School Assur est un pas vers l’assurance santé universelle que le Président de la République ambitionne. C’est dans un dialogue inclusif que nous pourrons l’améliorer même si les résultats actuels sont encourageants”, fait-elle savoir.

S’agissant des critiques contre la lourdeur dans la prise en charge, Dr Alfa Abdel Kader, Directeur préfectoral de la santé de la Kozah donne des précisions aux usagers. ” Les études ont montré que lorsqu’on dépense 40% de ses recettes pour se soigner, on est forcément pauvre. Ce qui montre que les différentes prises en charge sanitaires dont School Assur participent au bien-être des populations. Nous devons donc, à travers un dialogue permanent, continuer à échanger pour améliorer les dispositifs mis en place par le Président de la République“, conseille-t’il. Mais il y a une réalité. School Assur a contribué pour 15% à la fréquentation des hôpitaux en 2018. Il est donc logique que le personnel soignant, avec l’affluence, soit débordé. Mais au dispensaire d’Adabawere comme à l’hôpital Saint Luc de Pagala ou au centre de santé d’Adjengré, le corps médical, tout en appelant à être renforcé, promet de mieux s’appliquer à la tâche.

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