Togo/PND : Entre Espérance et doute des populations

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Bien que reconnaissants de son caractère très ambitieux et des heureuses promesses pour leur plein épanouissement d’ici 2022, des togolais restent sceptiques sur la réussite du Plan National de Développement (PND 2018-2022) lancé le 04 mars 2019 à Lomé.
Mais, d’ores et déjà, on peut tirer une première conclusion positive et encourageante pour ce nouvel outil de planification du développement au Togo. Il semble déjà convaincre des investisseurs.

En témoignent, la signature d’un accord de partenariat entre le groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) et le gouvernement Togolais, la visite du premier ambassadeur dudit PND aux Emirats Arabes unis. .Le fonds d’Abu Dhabi s’est notamment engagé à soutenir des projets inscrits dans le PND. Par ailleurs Khalifa Fund a signé un mémorandum avec le Togo pour le financement des petites et moyennes entreprises à hauteur de 15 millions de dollars US.*

Mais le plus dur reste à venir pour Faure Gnassingbé et son exécutif. Ils doivent démontrer dans un bref délai que ce plan inédit est le bon remède pour résoudre l’épineux problème de l’emploi des jeunes, et du pouvoir d’achat. Pour ce faire, les réponses doivent être à la hauteur des promesses formulées depuis quelques mois au nom du PND. Plus qu’un programme censé amorcer la transformation structurelle du Togo, c’est l’atout principal pour redonner de l’espoir à certains citoyens et pour aller à la conquête d’un nouveau quinquennat.

Et le N°1 des Togolais l’a compris. Après le périple présidentiel de quatre jours dans le pays du Prince héritier Sheikh Mohammed bin Zayed, Faure Gnassingbé sera à Kigali les 25 et 26 mars. Une visite qui sera placée sous le signe de la diplomatie économique comme à Abu-Dhabi. En effet, Il présentera le PND 2018-2022 devant un parterre de 1 500 chefs d’entreprise et investisseurs dans le cadre de la 7e édition de l’Africa CEO Forum.

 

La promotion de la marque Togo à travers le PND est donc en marche et a une réelle chance d’aboutir à des résultats concrets. Et pendant ce temps, l’opinion a plus que jamais besoin d’une opposition politique cohérente à même de faire des propositions. Mais la C14 s’effrite. La bonne marche de l’attelage du 19 aout s’annonçait malaisée. Elle l’est. Trois mois à peine après le mauvais choix de boycott des élections législatives, les crispations entre leaders apparaissent au grand jour.

Il est à souhaiter que l’opposition se retrouve et tente de marquer les esprits en répondant au PND par un programme de développement cohérent. Ce n’est que comme ça qu’elle pourra exister pendant les élections présidentielles de 2020 et même pendant les prochaines élections locales. Et oui, ceux qui tendent l’oreille l’ont perçu depuis quelques jours. Les violons plutôt que la batterie, la petite musique de la C14 s’est adoucie. Sinon a trouvé la bonne voie. Elle est désormais prête pour aller aux élections locales. Le signe d’un nouveau départ et de nouveaux équilibres retrouvés.

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