“Togo mort” Ce fut un échec parce que ça a fait pschitt

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Au début, il fut exhibé comme un moyen de lutte et de pression. Entre temps, ce fut détourné en chantage politique. Aujourd’hui, c’est devenu un prétexte au sabotage des efforts du gouvernement. En appelant encore ce mardi à un “Togo mort”, les opposants témoignent de leur propre balbutiement. La preuve, l’indifférence des togolais.

Mardi matin à Lomé. C’est une capitale stimulée par l’harmattan et le début de la campagne pour les consultations électorales qui s’offre. Sur les longues avenues, tous les commerces ont ouvert. Sur le boulevard circulaire, aux abords de la place de l’Indépendance et même sur le front de mer, la vie bat son plein. Tout le contraire d’une ville morte. Au grand rond point de la Colombe de la Paix en pleine décoration pour les fêtes de fin d’année, le stationnement dans les 4 feux tricolores renseigne sur l’intensité du trafic dans la ville.

Rond point Colombe de la paix de Lomé

Au grand marché, le bouillonnement humain et toutes les boutiques ouvertes annoncent que les préparatifs et les achats pour les fêtes de fin d’année vont bon train. Dans l’enceinte de l’Université de Lomé, c’est le train-train habituel. A chaque étudiant ses préoccupations académiques loin du mot d’ordre lancé par la C14. Il en est de même dans la zone franche industrielle abritant des sociétés de poids où la sortie et l’entrée des camions et des voitures démontrent que l’activité n’est nullement stoppée.

Assiganmé, grand marché de Lomé

C’est donc clair que les lamentations de la C14 résonnent sur l’indifférence des citoyens. La politique par les marches reste un cinoche sans attraction. L’endoctrinement dans la rue n’émeut guère. Le populisme de rue n’a pas mué les sensations populaires. Les vociférations véhiculent dans bien des cas l’absurde et l’incohérence. Pour couronner la diversion, la C14 fait de l’épate et s’absente du jeu démocratique. Paul Valéry dirait que l’opposition politique au Togo va “dans l’avenir à reculons”.

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