Togo : L’opposition bloque les réformes

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L’opposition politique au Togo, en réalité, ne veut pas des réformes. Elle l’a encore témoigné hier en boycottant les travaux à l’Assemblée nationale. Lesdits travaux devant porter sur cette question conformément à la la feuille de route de la CEDEAO rendue publique le 31 juillet 2018.
En fait, la séance plénière de ce vendredi 30 novembre 2018 était prévue pour être celle de l’adoption des réformes institutionnelles et constitutionnelles à l’Assemblée nationale. Et les députés du parti au pouvoir y étaient. Mais à eux seuls, ils n’ont pu procéder au vite car n’ayant pas les 4/5eme requis pour éviter un référendum.

Constatant l’absence pure e simple des députés de l’opposition, le Président de l’Assemblée nationale a simplement déploré la situation avant de lever la séance. Ainsi, l’adoption des réformes ne pourra se faire qu’après les élections législatives du 20 décembre 2018.

Selon Christophe Tchao, le Président du groupe parlementaire UNIR , “le peuple togolais attend les réformes. Et il était attendu que les discussions se mènent pour que les réformes se fassent à l’Assemblée nationale”.

Dans le projet de loi soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale, on retrouve les principaux points indiqués par l’expert constitutionnaliste commis par la CEDEAO. Ils ont rapport à la limitation du mandat présidentiel à deux, à l’adoption du scrutin présidentiel à deux tours, à la réforme de la cour constitutionnelle et à la limitation à deux de son mandat, etc.

Mais faute d’absence de l’opposition qui continue de s’opposer à la CEDEAO, au G5 et à toute la communauté internationale dans ses exigences incohérentes, les réformes n’ont pu se faire.

A en croire Nicolas Lawson de la coalition de 14 partis politiques de l’opposition, l’absence des députés de l’opposition est dûe au fait que le texte de l’expert constitutionnaliste n’ait pas été intégralement présenté pour être adopté. Une position surprenante puisque la présentation du projet de texte est une étape, l’étude et l’amendement du projet de texte en est une autre. Et rien ne pourrait justifier ce boycott de l’opposition.

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