Togo : L’Eglise catholique apporte sa bénédiction au PND

0 392

Le Plan national de développement PND (2018-2022) a été lancé officiellement ce lundi à Lomé. Et parmi la centaine de personnalités présentes à l’hôtel 2 février pour célébrer cet ambitieux plan, se trouvait l’Archevêque métropolitain de Lomé, Vice-président de la Conférence des évêques du Togo (CET).

Va-t-on vers un dégel des relations entre l’Eglise catholique et le pouvoir de Lomé ? Difficile de répondre pour l’heure à cette question même si de nombreux indices font croire à un réchauffement des rapports entre l’Eglise et l’Etat. La centaine d’invités à la cérémonie de lancement officiel du Plan national de développement (2018-2022) a pu apercevoir tout sourire l’Archevêque métropolitain de Lomé dans les allées de l’hôtel 2 février, suivant avec intérêt les différentes interventions et les présentations faites lors de la cérémonie. Mgr Denis Komivi Amuzu-Dzakpah n’est pas n’importe qui dans la hiérarchie de l’église catholique togolaise. Patron de l’Eglise de Lomé depuis 2007, il est aussi Vice-Président de la Conférence des évêques du Togo (CET). C’est d’ailleurs lui qui a délivré le 20 novembre 2018 sur les ondes de Radio Maria Togo, le message de la CET appelant le pouvoir de Lomé à reconsidérer sa volonté d’organiser des élections législatives du 20 décembre de la même année.

 

Togo - PND - Faure Gnassingbé

 

Interrogé sur les raisons de la présence du prélat à cette cérémonie boudée par les membres de la coalition des 13 partis de l’opposition qui se prévalent régulièrement du soutien de l’Eglise, un laïc engagé a donné une explication assez convaincante : « Si les responsables de l’Eglise ont pu donner l’impression à un moment donné de soutenir l’opposition, ils ont vite été rattrapé par la réalité de la situation politique togolaise et surtout par la désapprobation de nombreux fidèles des termes manifestement virulents des récents communiqués des évêques ».

De fait, le prédécesseur de Mgr Amuzu-Dzakpah à la tête de l’archidiocèse de Lomé, Mgr Philippe Kpodzro se trouve donc isolé dans son combat contre le pouvoir. Ses déclarations devraient désormais être prises comme les « errements d’un papi fatigué de la solitude de sa résidence d’Amadahomé et qui a décidé de  revenir à ses anciens amours : la politique ». Quoiqu’il en soit, le PND ne peut que se féliciter de  la bénédiction des évêques pour sa réussite.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur