Togo : le vote de la diaspora acté…place à la poursuite du processus.

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Des paroles aux actes ! Bien qu’ils donnent de la voix à des milliers de kilomètres du Togo, ils peuvent désormais bien peser sur le choix des élus de leur pays. En commençant par la désignation du prochain Chef de l’Etat en 2020. En réalité, malgré les vaines polémiques qui s’en sont suivies, la récente modification du code électoral apporte une couche de modernité à la démocratie togolaise. Le vote de la diaspora togolaise est effectif avec l’examen et l’adoption du projet de loi portant modification de la loi n°2012-002 du 29 mai 2012 portant code électoral, modifié par la loi n°2013-004 du 19 février 2013 et la loi N°2013-008 du 22 mars 2013.

Ainsi, au total trente-trois (33) articles du code électoral en vigueur ont été modifiés et un nouvel article a été créé. Au-delà du type d’élections auxquelles les Togolais de l’extérieur peuvent prendre part, les nouvelles modifications concernent bien d’autres dispositions qu’incessamment doit prendre le gouvernement. “(…) à présent tout est prêt pour la poursuite du processus électoral et pour la tenue effective du scrutin présidentiel”, avait indiqué le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi.

Dans ce cas, le gouvernement entend dégager d’importants moyens financiers et défis logistiques pour le recensement du nombre d’électeurs dans tous les pays où sont présents les Togolais. Ensuite de l’ouverture des Commissions Electorales d’Ambassade Indépendantes (CEAI) mais également la composition des démembrements de la CENI (CEAI, CLC, SV) à l’extérieur fixées par la nouvelle loi. Cela demande de la part du gouvernement une célérité et une volonté pour que véritablement tout soit prêt pour l’échéance présidentielle dont le premier tour est attendu entre le 19 février et le 05 mars prochain. L’euphorie suscitée par le vote de cette loi plaide pour l’urgence et la nécessité pour le gouvernement d’être au rendez-vous des exigences fixées par la nouvelle loi.

Du côté des électeurs potentiels ou des partis politiques, la loi modifiée insiste sur les pièces à fournir pour se faire inscrire sur la liste électorale dans sa CEAI pour se faire délivrer une carte d’électeur. Mais, il est également question des conditions de campagne électorale dans le pays étranger et celles sur l’intervention sur les médias d’Etat tout en résidant à l’étranger et enfin l’exigence de résidence dans le pays de vote avant de siéger pour le compte d’un parti politique dans un démembrement de la CENI à l’extérieur. Le gouvernement entend créer les conditions favorables pour toutes ses réformes. Avec impartialité et objectivité.

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