Togo : La lutte contre le chômage passe aussi par la promotion de l’entrepreneuriat

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C’est un axe prioritaire aussi bien du Plan National de Développement (PND 2018-2022) et de la feuille de route gouvernementale 2025. Pour le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, l’employabilité et la réduction du sous-emploi des jeunes passe par la promotion de l’entrepreneuriat et la solidité des mécanismes mis en place. Dès lors, six (6) objectifs majeurs guident les efforts du gouvernement togolais en cette matière. Entre autres objectifs, il y a le soutien à la création et au développement de PME par les jeunes dans l’économie formelle, l’accroissement de l’accès des jeunes au crédit et à la technologie pour développer des activités d’auto-emploi et d’entrepreneuriat viables et durables…

Et pour une telle approche, le gouvernement a misé sur des leviers pratiques. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Au décompte des succès, le Fonds d’appui aux Initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) qui vise l’insertion socioprofessionnelle des jeunes à travers la promotion de l’entrepreneuriat dans les secteurs de l’agriculture, la transformation agro-alimentaire, la production céréalière, l’artisanat, les TIC et les énergies renouvelables. En 2019, ce dispositif a financé au total 2849 projets, avec la création de 5424 emplois.

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L’autonomisation des jeunes par le renforcement de leurs capacités entrepreneuriales des jeunes au Togo, c’est aussi le programme d’Accès des jeunes aux services financiers (AJSEF). Il s’inscrit dans le cadre des produits du Fonds national de la finance inclusive (FNFI). Dédié aux jeunes en fin d’apprentissage et ceux diplômés sans emploi, il impulse la volonté d’entreprendre à travers la possibilité d’avoir un prêt de 300.000 FCFA remboursable sur une période de 12 mois. Des années après, la courbe est en hausse comme la Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI) qui a permis en 2018, le passage de l’informel de 10.548 entreprises.

Ces mesures ont raffermi l’idée de la création d’entreprises chez la jeunesse au détriment du fonctionariat. Pour preuve, au cours des (06) premiers mois de 2020, plus de 6000 nouvelles entreprises ont été créées contre 11000 en 2019 et 10.545 en 2018. Et cela sans oublier l’initiative présidentielle de réservation de quota de 20% puis de 25% de marchés publics aux jeunes entrepreneurs initiée en 2018. Résultat un an après son lancement : plus de 4000 bénéficiaires enregistrés avec 12,638 milliards FCFA de financement. En clair, des actions d’incitation à l’entrepreneuriat et au développement des entreprises.

L’impact attendu selon le Plan National de Développement (PND) est de réduire la pauvreté “à travers l’accélération de la création de la richesse et une meilleure redistribution des fruits de la croissance ainsi que la création d’emplois décents”.

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