Kaana : ” Le Togo a toutes ses chances de marquer les JO grâce à la Break-Dance “

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La break-dance, art majeur du mouvement hip-hop, vient d’être inscrite dans la liste des sports additionnels susceptibles d’intégrer le programme des Jeux olympiques de Paris en 2024. La communauté hip-hop du Togo accueille cette nouvelle avec un mélange de prudence et d’excitation.

Les amateurs des Jeux olympiques vont devoir se familiariser avec les maîtres mots de la break-dance, notamment les « battles » ou compétitions en duel. Cet art de la rue adulé par la nouvelle génération, est en passe d’être élevé au rang de discipline olympique. En effet, le Comité d’organisation des JO de Paris vient d’inscrire la break-dance sur la liste restreinte des sports invités en 2024, en compagnie de trois autres disciplines : le surf, l’escalade et le skateboard. De quoi susciter excitation et hésitation de la part de la communauté Hip Hop au Togo.

 

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. / AFP PHOTO / CHRISTOPHE SIMON

« La break-dance, discipline olympique, c’est d’abord pour moi une certaine reconnaissance de la culture hip hop » nous a confié le rappeur Kanaa. Pour l’auteur du titre à succès « Tu n’es pas DIEU » (près de 100000 vues sur YouTube), « le Togo pourrait rayonner dans cette discipline aux JO 2024 ». Il cite en exemple les groupes de danse No Limit ou Avatar qui « continuent de représenter le Togo en Afrique, et de gagner des trophées » dans des compétitions sous régionales et panafricaines.

 

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Kaana : ” Le Togo a toutes ses chances de marquer les JO grâce à la Break-Dance “

 

Malgré cette espérance, Kanaa reste prudent. Pour le rappeur togolais, la culture est encore le parent pauvre des politiques publiques au Togo. « J’ai souvent l’impression que la culture n’est pas la priorité de nos autorités. Je le remarque encore dans la présentation du Plan National de Développement. » nous a-t-il confié. Et de continuer : « Si nous voulons pouvoir exister en tant que “togolais” et rivaliser avec les autres nations, il faudrait qu’à un moment nos autorités prennent le risque de nous prioriser et d’investir en nous ».

Mais Kaana garde de l’espoir et lance un appel aux autorités pour accompagner, former et organiser des compétitions au niveau local, ce qui devrait préparer les amateurs de cette discipline au Togo pour les JO de 2024. Pour rappel, « la compétition, devrait se scinder en deux catégories, une épreuve féminine baptisée BGirls et une épreuve masculine baptisée B-Boys. Les modalités d’évaluation restent néanmoins encore à être éclaircies.

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