Togo / Axe 2 du PND : L’agriculture comme socle d’une croissance économique résiliente

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Si le Plan national de développement PND 2018-2022 du Togo était un corps humain, l’axe 2 en serait la colonne vertébrale. Il est constitué de cinq piliers principaux que sont le projet de transformation agroalimentaire du Togo, l’agropole de Vo-Zio, le Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques, la Zone économique spéciale au Port autonome de Lomé, le parc industriel d’Adétikopé et la transformation des phosphates. Ce deuxième axe du PND se concentre donc sur l’agriculture et l’implantation d’usines de transformation.

Cet axe porte sur de grands secteurs vitaux de l’économie togolaise et les véritables sources de promotion d’emplois durables et décents pour les jeunes et les femmes. « L’agriculture togolaise demeure le moteur du développement de l’économie grâce aux potentialités agronomiques et édaphiques que recèle le secteur agricole. Elle emploie 96% des ménages ruraux avec près de 54% de la population active. En outre, il contribue à hauteur de 40% à la formation de la richesse nationale et génère plus de 20% des recettes d’exportation », indiquait déjà en 2014, le rapport du Recensement national de l’agriculture. Ce document insistait sur la nécessité pour le gouvernement de « poursuivre ses efforts de développement du secteur, diversifier les cultures et améliorer la productivité agricole afin de satisfaire les besoins des unités agroindustrielles et d’assurer à toutes les couches de la population la sécurité alimentaire ».

Grâce à la création des agropoles, c’est des milliers d’emplois qui seront créés. C’est aussi et surtout la diversification et l’augmentation des différentes cultures. Dans la région de Kara par exemple, il est attendu une production de 3,8 tonnes par hectare de riz au lieu de 1,6 comme c’est le cas actuellement. Cette hausse n’étant que la conséquence des pratiques culturales innovantes qui seront déployées. La même augmentation de production est espérée du riz, du soja, du manioc, du maïs et de la tomate.

Pour sa part, le MIFA a déjà donné la preuve de sa pertinence et de son opportunité notamment avec les résultats de sa phase pilote. Du 25 juin au 31 décembre 2018, le Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (MIFA) officiellement lancé par le Président de la République Togolaise, a contribué à mobiliser la somme de 1.082.539.004 FCFA de crédits auprès de banques commerciales et systèmes financiers décentralisés établis au profit d’exploitants agricoles, d’acheteurs de produits agricoles et de promoteurs d’unités de transformation agroalimentaire entre autres. C’est également la création de 15.000 emplois directs et indirects en six mois. Et la phase de généralisation de ce projet ne manquera pas d’impacter positivement les agriculteurs.

La Zone économique spéciale au port de Lomé est l’autre outil pour élargir les bases de l’économie togolaise. Zone résidentielle et touristique, zone des technologies de l’information et de la communication, zone d’industrie légère, zone commerciale, zone administrative et zone d’espace vert et de loisirs. Ce sont les principales caractéristiques de cette initiative qui va forcément augmenter les capacités du port de Lomé en matière d’accueil de grands navires.

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