Togo : Avancées significatives au plan économique

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Les priorités du contrat sur la base duquel le Président de la République a été elu pour le mandat 2015-2020 étaient surtout économiques et sociales. Alors que le moment du bilan approche, l’économie togolaise est dans une phase de croissance soutenue ainsi que le témoignent plusieurs missions internationales habilitées. Et à eux tous seuls, les chiffres du Port Autonome de Lomé cristallisent en bonne partie cette embellie économique dont les fruits sont visibles au niveau social.

Alors qu’il était de 15,4 millions de tonnes en 2015, le trafic portuaire est passé à plus de 19 millions de tonnes en 2017, soit une hausse de 23,3 %. Et si en ce laps de temps, Lomé est devenu le premier port à conteneurs en Afrique de l’Ouest, ce sont les acteurs économiques qui l’expliquent mieux. “La rapidité et surtout l’efficacité dans la gestion des marchandises. C’est ce que Lomé nous offre”, consent l’opérateur économique béninois Wilfried Dossou.

Pour y arriver le Chef de l’Etat et son gouvernement ont misé sur des déterminants structurels tels que la qualité de l’investissement public, la compétitivité économique et l’amélioration du climat des affaires pour le secteur privé. Il n’en fallait pas plus pour que le Fonds Monétaire International signe avec le pays en 2017 un accord portant sur un programme de prêts de 238 millions de dollars remboursables en dix ans. Une suite de réformes est enclenchée avec des résultats viables. Au niveau de la dette, le déficit est mué en un excédent. 4,5 % en 2016 à + 2,5 % en 2018. L’inflation frôle 1,8%. L’espace budgétaire s’est élargi. Alors, de 2017 à 2019, le solde budgétaire global en termes de recettes et dons, dépenses et prêts nets est passé de – 0,1% à – 1,5% du PIB.

Ses succès sont dus à une stabilité économique et surtout un environnement réformé pour les affaires propulsant le pays en tête des pays les plus réformateurs en Afrique selon le classement “Doing Business” 2019 de la Banque Mondiale. Fort de ces résultats, le Plan National de Développement (PND 2018-2022) compte transformer cette croissance en inclusion sociale par la création d’emplois massifs et l’accès du plus grand nombre des Togolais aux services sociaux de base et aux services financiers. Le document parle de “transformation structurelle de l’économie”. Ainsi, sur les 4 622 milliards de F CFA à investir sur les cinq prochaines années, deux tiers seront apportés par le secteur privé.

Mais ces dernières années, le Togo n’a pas manqué de faire un bond qualitatif et quantitatif au niveau de l’accès des populations aux services financiers tout comme le Fonds National pour la Finance Inclusive ou encore le Projet National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER). Des projets structurants qui offrent de nouvelles perspectives aux pauvres, avec des facilités d’emprunt sans garantie et sans épargne préalable pour plus d’impact. Et les résultats sont là.

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