Secteur privé : D’importants mécanismes de financement de la feuille de route 2020-2025 prévus

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N’eurent été les bouleversements engendrés par la pandémie du Covid-19, le Plan National de Développement (PND) était l’unique référentiel du Togo en termes de développement. Mais depuis la mise en place du nouveau gouvernement, un réajustement a été opéré, donnant ainsi naissance à la feuille de route 2020-2025. Si les axes stratégiques initiaux demeurent avec une hausse des investissements et un élargissement des priorités, il est tout aussi clair que les 10 ambitions et les 42 projets et réformes prévus seront réalisés dans le cadre d’un partenariat public privé.
C’est alors dans ce sens que s’était tenue la semaine écoulée la réunion du comité de concertation entre l’État et le secteur privé. Lors des échanges, il a été question des dispositifs édictés par le gouvernement pour le financement à long terme du secteur privé à travers des mécanismes traditionnels et instruments innovants. 65% du coût global du PND devrait être financé par le secteur privé. Même objectif avec la feuille de route. Il est alors utile de présenter aux différentes entreprises notamment, les PMI et PME l’architecture et les branches de cette alliance avec l’Etat. “Il nous faut créer une alliance nécessaire (…) pour répondre aux préoccupations du secteur privé afin qu’il soit plus compétitif, plus résilient et qu’il continue de jouer le rôle de moteur de l’économie et de créateur d’emplois” a indiqué Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE.

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Pour y parvenir, en dehors des mesures de résilience au profit du secteur pendant la pandémie, le Premier Ministre sous l’autorité du Chef de l’Etat a à cœur l’implication du privé dans le développement du Togo. Dans la vision d’une croissance économique inclusive, l’approfondissement des interactions entre le secteur public et le secteur privé pour réaliser les projets ciblés. Mais au titre des financements innovants, l’émission de titres publics, les actions de préférence, les obligations convertibles en actions, l’épargne salariale, la titrisation des créances, l’émission obligataire groupée pour les PME, les allocations provenant des fonds générés par la vente des quotas d’émission, les PPP, les prêts bonifiés, le financement participatif, l’actionnariat populaire, etc.
Il est évident que la mise en place de l’agropole de Kara, la construction du parc industriel d’Adétikopé, de la zone économique spéciale du Port autonome de Lomé (PAL) ou de la transformation des phosphates ont privilégié l’investissement privé. De même que le prochain dédoublement de la RN1 (corridor Lomé – Ouagadougou). Et ce ne sera pas autre pour la plateforme logistique multiservice d’Atakpamé, le port sec de Cinkassé, la mise en valeur des infrastructures aéroportuaires, ou encore la construction d’un centre de conférences moderne.
Selon plusieurs spécialistes et acteurs du secteur privé, le Président de la République, Faure E. Gnassingbé est ainsi resté fidèle à sa politique de favoriser une croissance inclusive. Car ces financements obéissent à des règles relativement nouvelles et apportent des bénéfices au pays : l’obligation d’investir les bénéfices tirés des ressources naturelles dans des infrastructures ; l’accent mis sur le développement du secteur privé dans l’investissement ; l’importance des projets “clef en main” ; un transfert de compétences facilité par des conditions similaires ; une plus grande flexibilité sur certains principes et avec moins de contreparties à respecter.

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