Révision des listes électorales : Ce que doit éviter l’opposition !

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Elles ont toujours eu vent debout contre le déroulement de la révision du fichier électoral. Parfois par caprice politique et souvent par contestation classique. Et l’opposition, et la société civile. Aussi bien à la veille des législatives que des municipales auxquelles une partie de l’opposition a participé.

Mais à nouveau, la révision des listes électorales en prévision des élections présidentielles de 2020 est fixée du 29 novembre au 1er décembre prochain. Cette décision est censée garantir un processus irréprochable. Et c’est en cela que l’acte du conseil des ministres s’inscrit dans une démarche de transparence. Mais déjà l’opposition tambourine et parle d’audit.

Il est d’évidence que le fichier électoral, est une base de données contenant l’ensemble des listes électorales, des lieux et des bureaux de vote. Et selon les dispositions en vigueur dans le code électoral, une “révision des listes” se fait à la veille de chaque scrutin. Comme ce fut le cas en décembre dernier pour les législatives, en juin dernier pour les municipales.

A aucun moment, la loi ne parle d’audit. Certes, un audit est possible mais nécessite un processus plus long avec l’implication de plus d’acteurs de part et d’autres. La révision, telle qu’indiquée est assurée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) alors que l’audit par des partenaires techniques, des experts et l’implication d’autres organismes.

Comme les fois antérieures, la Ceni procédera à partir du 29 novembre prochain à une révision par zone du fichier utilisé lors des municipales du 30 juin dernier et auxquelles l’opposition a participé. Ce qui suppose qu’un minimum de crédit a été accordée à la révision du fichier en son temps.

La nouvelle opération va toujours consister en un enrôlement des nouvelles personnes ayant l’âge de voter, des membres de la diaspora puisque la loi l’autorise désormais, à la radiation des personnes entre temps décédées et supprimer les possibles doublons. Ces listes révisées seront affichées pour permettre à la population de formuler d’éventuelles réclamations.

Ce sera alors l’occasion pour l’opposition d’appeler ses militants à sortir massivement pour se faire enrôler. Et non à s’abstenir ou à saboter le processus par des actes attentatoires contre les matériels d’enrôlement biométrique ou les agents de la Ceni comme ce fut le cas par le passé.

L’un des enjeux fondamentaux de cette révision est l’enrôlement des togolais vivant à l’extérieur et qui sont appelés à prendre pour la première fois part aux élections nationales du pays. Ne pas permettre cela reviendrait à constater la démagogie de l’opposition.

Lire aussi : Présidentielle 2020 / la révision des listes électorales se déroulera du 29 novembre au 1er décembre prochain

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