Retour sur les principaux faits marquant de l’actualité au Togo du 17 au 24 février 2019

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La présentation du livre bilan du mandat du Président Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO, les décisions de la réunion du Conseil des ministres, les adieux de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Chef de l’Etat, la cérémonie de remise des conclusions des travaux du groupe de travail sur le secteur de la santé au Premier ministre, le renouvellement de l’accord de siège de l’OIF au Togo…Tels sont, les sujets qui ont fait la Une de l’actualité au plan national au cours de cette semaine qui s’achève.

A Lomé, les experts de l’aviation civile de 8 pays africains se forment sur la sûreté et la sécurité aérienne

Les experts de l’aviation civile de 8 pays africains s’étaient réunis à partir du lundi 18 février 2019 à Lomé pour un atelier de formation sur la gestion de conformité aux normes et pratiques recommandées de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale). Cette rencontre qui est la 22ème du genre, a été initiée par l’organisation internationale, en collaboration avec la Chine. L’objectif poursuivi, selon les responsables de l’OACI est de permettre aux États membres de l’organisation de résoudre les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de leurs obligations et responsabilisés vis-à-vis de la convention de Chicago sur la sécurité et la sûreté aérienne. D’après les explications de l’expert de l’OACI, François Xavier Salabanga, le but de la formation, est d’amener les participants à mieux comprendre les normes et les pratiques recommandées qui sont internationalement reconnues et dont les pays bénéficiaires sont signataires. Saluant l’initiative, le Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), Gnama Latta a déclaré que cette formation est « capitale » pour le Togo et permettra « d’améliorer » et « d’optimiser » les fonctions de supervision des Etats afin de parvenir à un « zéro risque d’accident ». Notons que ce séminaire qui a duré 5 jours a pris fin ce vendredi 22 février 2019.

 

Le gouvernement et le PNUD font une évaluation à mi-parcours du PUDC

Une séance de travail a eu lieu le mardi 19 février 2019 à Lomé entre le gouvernement et les représentants du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) au Togo.  Cette rencontre présidée par le Premier Ministre, Sélom Komi Klassou a été élargie aux ministres en charge de la santé, des infrastructures ainsi que de la planification et du développement. La séance a permis aux deux parties d’évaluer et d’apprécier les résultats, et perspectives du PUDC (programme d’urgence et de développement communautaire). Dans son intervention au cours de la réunion, le chef du gouvernement a réaffirmé la détermination du gouvernement à mobiliser les moyens et les ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce programme, qui constitue l’un des projets phares du mandat social du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé. Le Représentant Résident Adjoint du PNUD au Togo, Mactar Fall a de son côté remercié le gouvernement pour la confiance qu’il accorde à son institution dans l’exécution du PUDC, mais également dans l’appui à la mise en œuvre du Plan national de développement.  Lancé en 2016, par le Président Faure Gnassingbé pour « corriger le déséquilibre entre les différentes régions en matière d’infrastructures et consolider ainsi les progrès réalisés par le Togo dans la lutte contre l’exclusion sociale », le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) tient la promesse des fleurs. Après deux ans d’activité (2016-2018), l’on note des avancées significatives dans des domaines sociaux prioritaires comme l’éducation, l’agriculture, la santé, la protection sociale, l’accès à l’énergie, l’alimentation en eau potable en milieu semi et périurbain, l’autonomisation économique des femmes, des jeunes et des autres groupes vulnérables. Au décompte, plusieurs milliards de francs CFA ont été dépensés dans le cadre de cette ambitieuse initiative pour développer les infrastructures de base. Rappelons que le PUDC est financé par le gouvernement togolais et mis en œuvre par le PNUD avec l’appui du Japon. Il représente une contribution à l’atteinte des objectifs de développement durable à savoir l’amélioration des conditions de vie des populations et la réduction des inégalités sociales.

 

Le mandat de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO retracé dans un ouvrage de 56 pages par le ministre Robert Dussey

Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey, a procédé mardi à Lomé, à la présentation d’un livre retraçant le mandat du Président de la République, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, à la tête de la CEDEAO. L’ouvrage, intitulé « Togo 2017-2018, Présidence en exercice de la CEDEAO » revient en 56 pages, sur les grandes lignes de ce mandat, qualifié de « succès » par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement. Le document rédigé en français et en anglais retrace les actions menées par Faure Gnassingbé lors de son passage à la tête de la CEDEAO du 4 juin 2017 au 31 juillet 2018. Il est structuré en trois grandes parties. La première partie est consacrée à son engagement pour la poursuite du processus de réformes institutionnelles de la CEDEAO, la deuxième partie évoque sa quête pour la paix et la stabilité de la sous-région enfin la troisième et dernière partie du livre parle de ses actions en faveur de l’intégration. Aussi, retrouve-t-on quelques initiatives phares de ce mandat comme l’organisation de ce sommet conjoint inédit CEDEAO/CEEAC en faveur de la paix, ou la facilitation dans la crise bissau-guinéenne ayant abouti à la formation d’un gouvernement de consensus. Le représentant permanent de la CEDEAO au Togo, Garba Lompo, a salué la publication de l’ouvrage et souligné qu’elle inspirera d’autres pays de la sous-région. Rappelons que le Togo a passé le témoin au Nigéria à la tête de la CEDEAO, depuis le 31 juillet dernier.

 

Le Togo, 1er pays de l’UEMOA et 3ème dans l’espace UEMOA en matière d’inter-connectivité

En 2018, le Togo est le 1er pays dans la zone UEMOA en matière d’inter-connectivité. C’est ce qu’indique le 5ème rapport du DHL Global Connectedness Index (GCI) publié mardi. Ce rapport biennal mesure et analyse les flux internationaux du commerce, des capitaux ainsi que le degré de globalisation dans le monde.  A cette première place, s’ajoute également un 3ème rang dans l’espace CEDEAO, derrière le Nigéria et le Ghana. Selon DHL, cette performance s’explique essentiellement par les nombreuses réformes et investissements dans des infrastructures telles que le port et l’aéroport de Lomé, qui facilitent la connectivité avec les autres pays du monde. D’autres facteurs comme l’amélioration de l’environnement opérationnel, la liberté de la presse, du travail ou encore des flux financiers ont également contribué à ce résultat qui classe par ailleurs le pays à la 92ème place mondiale, sur un ensemble de 169 pays pris en compte.

 

4ème Conseil des ministres de l’année couplée avec un séminaire gouvernemental sur la contractualisation des hôpitaux publics

Pour la quatrième fois d’affilée, le gouvernement s’est réuni en Conseil des ministres le mercredi 20 février 2019 au Palais de la Présidence autour du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé pour plancher sur la vie de la nation. Plusieurs décisions ont été prises à la faveur de cette session qui retrouve la capitale Lomé après une délocalisation la semaine dernière dans la ville de Tabligbo. La réunion a été principalement marquée par un séminaire gouvernemental sur la contractualisation des formations sanitaires publiques. Le Conseil a ainsi étudié en première lecture un projet de loi, adopté un décret et procédé à des nominations au ministère de l’économie et des finances. Le projet de loi, présenté par le ministre de l’économie et des finances, porte notamment sur l’organisation et le fonctionnement de la Cour des Comptes, institution chargée d’assurer la vérification des comptes et de la gestion des établissements et entreprises publiques. Une autre institution a également vu le jour à l’occasion de ce conseil, l’Inspection générale des finances (IGF), dont le décret adopté, fixe la création, l’organisation et le fonctionnement. Au titre des nominations, on retiendra surtout celle de Philippe Kokou Tchodie à la tête de l’Office Togolais des Recettes (OTR) comme commissaire général par intérim en remplacement de Kodjo Adédzé nommé Ministre du commerce. Notons que Philippe TCHODIE occupait jusqu’à cette nomination, le poste de Commissaire des services généraux de l’OTR.

 

Le groupe de travail sur le secteur de la santé a remis les conclusions de ses travaux au Premier ministre

A la suite de plusieurs mouvements de grève des agents du secteur de la santé, le gouvernement a mis sur pied en avril 2018, un groupe de travail dont la mission est de rechercher des pistes de solution aux divers maux qui minent l’ensemble du système de la santé au Togo.  Dix mois après, les membres de ce groupe de travail avec à leur tête, Dr Gilbert Tsolenyanou, sont allés présenter mercredi, les fruits de leur travail au Premier ministre, Komi Sélom Klassou. C’était au cours d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée au cabinet du Chef du gouvernement. Le document final remis par le Dr Gilbert Tsolényanou au Premier ministre, comporte cinq grandes lignes relatives au statut particulier et du cadre du personnel médical, paramédical et technique de la santé publique, le budget autonome, les bonifications d’ancienneté, la nécessité de protéger les travailleurs du secteur de la santé, les équipements, et les formations sanitaires. A cela s’ajoutent d’autres thématiques parlant de la gestion des grèves, le recrutement dans le secteur de la santé, la gestion des médicaments, le financement des hôpitaux et leur gouvernance ainsi que le financement de la formation du personnel de la santé. En réceptionnant le document final, le Premier ministre a particulièrement rassuré les acteurs de l’engagement de son gouvernement à donner suite à leurs propositions. « Le gouvernement prendra le temps de décortiquer les propositions contenues dans les conclusions de vos travaux afin que nous puissions ensemble aller vers les vraies recherches de solutions aux problèmes identifiés », a laissé entendre le Premier ministre. De commun en accord, les deux entités se sont engagés à œuvrer pour la sérénité dans le domaine de la santé jusqu’à ce que les difficultés évoquées ne trouvent de solutions.

 

David Gilmour, Ambassadeur des Etats-Unis au Togo a fait ses adieux au Président de la République

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo, David Gilmour s’apprête à quitter le Togo. Mercredi, il est allé faire ses adieux au Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui l’a reçu en audience au Palais de la Présidence à Lomé. Au cours de leur entrevue, les deux personnalités ont fait le tour d’horizon de la relation de coopération entre le Togo et les Etats-Unis et parlé du PND (Plan national de développement, nouveau référentiel de développement du pays) puis de la situation sécuritaire dans la sous-région. « Nous avons discuté du développement du pays, le plan national de développement (PND), l’accord de MCC, un programme très important pour le développement du pays pour améliorer les télécommunications, le système foncier, au Togo. On a discuté aussi de la situation sécuritaire, au Burkina-Faso et dans la sous-région », a déclaré le diplomate américain à sa sortie d’audience. David Gilmour se dit honoré d’avoir travaillé au Togo en tant qu’Ambassadeur des Etats-Unis. « C’est un grand honneur pour moi, c’est d’ailleurs le plus important de ma carrière. Je vais quitter le Togo aujourd’hui mais je vais garder le Togo dans mon cœur, je serai un grand fan du Togo, un défenseur du Togo », a-t-il lâché. Au cours de l’entretien, le diplomate américain a également exprimé sa « gratitude » au Chef de l’Etat pour la collaboration avec lui-même et le gouvernement, une collaboration « très étroite » pour le développement du Togo dans tous les domaines. Durant les quatre années de son mandat, David Gilmour a œuvré pour le renforcement des relations commerciales entre le Togo et les Etats-Unis, l’organisation du Forum AGOA à Lomé en 2017, ce qui a permis aux investisseurs américains de découvrir et de connaitre les possibilités d’investissement au Togo. Il y a eu récemment le don de 20 milliards de FCFA du MCC pour soutenir le secteur des TIC et du foncier…la liste est longue et pour ces actions, dit-il, « Je suis très fier ». Dans la soirée du lundi, un dîner d’adieux a été organisé en son honneur par le Ministre des affaires étrangères, Pr Robert Dussey. Soirée au cours de laquelle le chef de la diplomatie togolaise a rendu un hommage chaleureux au désormais ex-ambassadeur des Etats-Unis au Togo.

 

C’est parti pour la 2ème édition du concours national « Graines du Togo »

La 2e édition du concours « Graines du Togo » a été officiellement lancée mercredi au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris part le président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), Colonel Guy Akpovy ainsi que plusieurs personnalités du monde sportif et politique. Initié par le sélectionneur des Éperviers Claude Leroy, le projet « Graines du Togo » a pour but principal, de dénicher les futurs talents, partout où ils sont cachés afin de constituer un vivier national des meilleurs jeunes footballeurs du pays. Le concours cible des jeunes footballeuses nées entre 2002 et 2005 et des jeunes footballeurs nés entre 2003 et 2006. « Notre seul objectif, c’est de mettre en place des élites pour le haut niveau pour les années futures. Le concours Graines du Togo qui est à sa 2e édition, permettra de poursuivre l’œuvre de détection de jeunes talents cachés, afin de mettre progressivement en place, des sélections de jeunes qui constituent le vivier pour les autres sélections », a lancé le sélectionneur national, Claude Leroy. Au total, 760 éducateurs seront déployés sur les 76 sites de détection à travers l’ensemble du territoire dans le cadre de l’édition 2019 de ce concours dont l’apothéose aura lieu à Lomé le 20 avril 2019. Il faut rappeler que le projet pour la seconde fois consécutive, est placé sous le haut parrainage du chef de l’État Faure Gnassingbé et est soutenu par des sponsors tels que la Brasserie BB Lomé, la compagnie de téléphonie mobile Togo Cellulaire et Total Togo.

 

Le bureau régional de l’OIF garde son siège à Lomé

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le gouvernement togolais ont procédé jeudi 21 février 2019, à la signature d’un nouvel accord de siège à Lomé. Les documents ont été paraphés par le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des togolais de l’extérieur, Robert Dussey et Adama OUANE, Administrateur de l’OIF. C’était en présence du Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’OIF, Eric ADJA. Pour les responsables du Bureau régional de l’organisation, la signature de l’accord de siège actualisée entre l’OIF et le gouvernement togolais confirme le rôle important que joue le Togo au sein de l’organisation. « Cet accord ouvre également la voie à des nouvelles possibilités de renforcer la mise en œuvre de nos actions de coopération en faveur de nos 13 États membres de l’Afrique de l’Ouest et plus singulièrement du Togo », a laissé entendre Adama OUANE, à l’issue de la cérémonie. L’OIF attend à travers cet accord de siège, se rapprocher davantage des territoires et des populations des pays membres de l’Afrique de l’ouest. Pour le ministre des affaires étrangères, le renouvellement de l’accord de siège signé le 16 juillet 1982 vise à accompagner et à faciliter les activités de l’organisation au Togo. Avant la signature de l’accord, l’Administrateur de l’OIF a été reçu par le Premier ministre Komi Klassou.

 

Faure Gnassingbé à Accra pour un mini-sommet sur la lutte contre le terrorisme

Le Président de la République, SEM Faure Gnassingbé a pris part vendredi 22 février 2019 à Accra, à un mini-sommet sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la sous-région ouest-africain. Ont également participé à cette réunion de haut niveau, les présidents du Burkina Faso, du Bénin, du Ghana, hôte de la rencontre ainsi que le Vice-Président de la Côte d’Ivoire. L’objectif assigné à la rencontre d’Accra est de conjuguer les efforts pour lutter efficacement contre les actes de terrorisme qui ont connu une recrudescence ces dernières semaines notamment au Burkina Faso où plusieurs tueries ont été perpétrées. Faure Gnassingbé, Rock Kaboré, Patrice Talon, Nana Akufo-Addo et Daniel Kablan Duncan ont planché sur la nécessité d’une réplique sous-régionale. Les chefs d’Etat ont ainsi convenu d’actions fortes pour freiner l’évolution grandissante du terrorisme. Ces actions n’ont pas été diffusées, afin de ne pas dévoiler la stratégie aux criminels. La rencontre de haut niveau a été un cadre d’échanges pour « une meilleure approche face aux menaces sécuritaires en vue de garantir la paix et la stabilité dans la sous-région ». Selon la Présidence Togolaise, le Togo s’est engagé à l’occasion à internationaliser la lutte contre le terrorisme pour des résultats plus probants. D’autres sujets tels que les activités illicites transfrontalières, notamment le trafic des armes, le trafic d’êtres humains, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent ou encore la situation économique, financière et socio-politique de la sous-région ont été également abordés pendant ce mini-sommet

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