Retour sur les faits marquants de l’actualité au Togo du 27 mai au 2 juin 2019

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La rencontre d’évaluation du ProDeGol entre le gouvernement et ses partenaires, la séance de travail HAAC-OIF, l’adoption en Conseil des ministres de deux projets de loi portant révision du Code des investissements et organisation de la justice, la réunion des experts en communication de la CEDEAO sur l’opérationnalisation de la radio sous-régionale, la célébration de la 42ème édition de la journée de l’arbre…Tels sont là, les principaux sujets qui ont fait la Une de l’actualité au plan national au cours de la semaine qui s’est achevée.

 

Le PPEP recherche 20 étudiants togolais en Master pour une formation axée sur le PND

 

Le gouvernement a lancé le lundi 27 mai 2019, à l’endroit des étudiants en Master 1, des Universités de Lomé, de Kara et de l’UCAO, un programme de formation dénommé PPEP (Programme présidentiel d’excellence au Plan national de développement). Entièrement financé par l’Etat, ce programme permettra au pays de renforcer son administration avec les compétences issues de la formation. Il sera exécuté sur toute sa durée par SHARE, une organisation internationale spécialisée dans la formation de talents dans le monde entier.

Au cours de la formation, les étudiants seront outillés aux méthodes de conseils, notamment la résolution des problèmes, la communication effective, l’analyse et la gestion de projets. Ils travailleront en outre sur des projets réels du PND pendant leur cursus : du développement des infrastructures, aux programmes de santé et d’éducation, en passant par des initiatives de création d’emplois, le tout, sous la supervision d’anciens consultants de grands cabinets à l’instar de McKinsey ou BCG. Une fois le volet formation terminé, ceux qui ont suivi le programme du début à la fin, devraient travailler auprès du gouvernement pour une période de 3 ans, dans différentes institutions clefs à l’implémentation du PND. Les inscriptions qui ont débuté lundi, vont s’achever le 5 juin prochain. A l’issue de cette période, 20 étudiants vont être sélectionnés pour suivre ce programme complémentaire à leur Master. Les informations sur les conditions de participation sont à découvrir sur le site www.share-share.org/ppep/ .

 

 

L’UEMOA évalue la situation économique dans ses pays membres à Lomé

 

Les experts des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), de la Guinée et de la Mauritanie se sont réunis lundi à Lomé pour évaluer la situation économique de leurs pays respectifs au premier trimestre de l’année. Cette rencontre organisée par la commission de l’UEMOA vise à permettre aux participants venus d’une dizaine de pays d’Afrique de partager leurs expériences sur la conjoncture économique actuelle.

Au cours des travaux, les experts ont eu à faire l’état des lieux de la situation économique de janvier à mai 2019 et ont analysé les indicateurs d’inflation de la production des entreprises, ce qui leur permet de disposer de données fiables pour une meilleure protection économique au cours de la période 2019-2021. « Nous avons analysé le comportement du cadre macro-économique de chaque pays depuis janvier jusqu’à maintenant et voir jusqu’à la fin de l’année 2019, comment est-ce que l’économie va se porter. Nous avons retenu un thème central qui est la prévision de l’inflation. Dans la zone, l’inflation est un indicateur très important qui est suivi depuis 1996 par la commission de l’UEMOA et l’horizon de convergence pour les pays de l’UEMOA. C’est en décembre de cette année et l’inflation fait partie des critères de convergence retenus au niveau de l’institution », a indiqué Agbodji Komlan, Directeur de la prévision et des études économiques de la commission de l’UEMOA. Notons que des représentants du Maroc et de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont également pris part à la rencontre.

 

L’OIF apporte son soutien au plan stratégique de la HAAC

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Pitalounani Télou a eu une séance de travail lundi au siège de l’institution à Lomé avec une délégation du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF/BRAO).

Les échanges entre le président de la HAAC et Eric ADJA, Directeur de l’OIF/BRAO (chef de la délégation) ont porté sur les 5 axes du plan stratégique de la HAAC (2019-2023) adoptés en avril dernier au cours d’un atelier organisé à Lomé. Ces axes sont relatifs à la restructuration interne des services de la HAAC, l’archivage et la documentation, la décentralisation des services et des missions de la HAAC, le renforcement de capacités des journalistes, à la communication fixée sur les missions de la HAAC et enfin, à l’amélioration du cadre et aux conditions de travail des professionnels des médias.

Au sortir de la réunion, Eric Adja, a déclaré qu’il est venu pour renouveler son engagement à l’institution de régulation des médias togolais et exprimer au président, sa disponibilité à accompagner l’institution dans la mise en œuvre de son plan stratégique 2019-2023.

 

Les capacités de gestion de 394 cantons ont été renforcées grâce au « ProDeGol »

Le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers à savoir l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération (GIZ) ont organisé le mardi 28 mai 2019 à Lomé, un atelier d’évaluation des résultats du Programme Décentralisation et Gouvernance Locale (ProDeGol). La rencontre a également permis à l’Etat togolais et à ses partenaires de définir un plan opérationnel pour la poursuite des actions du « ProDeGol » pour le compte des 12 mois à venir (juillet 2019-juillet 2020). Pour le Directeur de la décentralisation, Pally Essossinam qui a présidé les travaux, le projet prévu sur quatre (4) ans, a permis en deux (2) ans de renforcer les capacités de l’administration communale dans tous les cantons du Togo.

« Les appuis apportés par la coopération allemande et l’UE ont permis au Togo d’améliorer et de renforcer le cadre institutionnel et juridique à travers tout le pays. Aujourd’hui tout le monde parle de la décentralisation. On peut dire sans nul doute que c’est grâce à leurs actions parce que leur intervention dans les 394 cantons a été réellement bénéfique pour le Togo », a-t-il indiqué. Le représentant de la GIZ au Togo, Markus Wagner a de son côté salué l’organisation des élections locales le 30 juin prochain. Des élections qui selon lui, vont aider à renfoncer les institutions et à instaurer la démocratie à la base.  Lancé en juillet 2017, le « ProDeGol » est financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération (GIZ) à hauteur de 16 milliards FCFA.

 

La Société civile togolaise a finalisé son rapport alternatif à mi-parcours de l’EPU

Deux ans après la mise en œuvre des recommandations qui lui ont été formulées lors de son passage devant le conseil des droits de l’ONU, le gouvernement se prépare pour la 2ème fois consécutive à soumettre son rapport à mi–parcours au titre du 3ème passage de (EPU). La société civile étant aussi appelée à présenter son rapport alternatif à mi-parcours s’y attelle. Les acteurs intervenant dans ce domaine ont finalisé mardi à Lomé, le rapport alternatif à mi-parcours à soumettre au groupe de travail de l’Examen Périodique Universel (EPU) à Genève en Suisse.

Plusieurs associations ont été impliquées dans l’élaboration de ce rapport pour faire avancer le respect des droits de l’homme au Togo. Pour Spero Mawoulé, président du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), les domaines prioritaires ayant fait l’objet de ce rapport sont notamment les conditions de détention et le droit des femmes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la société civile à l’Etat togolais dans la mise en œuvre de ses engagements internationaux en matière de respect des Droits de l’Homme. Rappelons que le prochain passage du Togo devant le conseil des droits de l’homme de l’ONU pour son Examen périodique universel est prévu pour 2021.

 

Le gouvernement apporte des innovations aux codes des investissements et dans l’organisation de la justice

Le gouvernement s’est réuni en Conseil des ministres le mercredi 31 mai 2019 à Lomé sous la présidence du Chef de l’Etat, SEM Faure Gnassingbé. Au cours des travaux, le Conseil a adopté deux projets de loi et un décret. Le premier projet de loi adopté concerne la refonte du code des investissements. L’objectif est de le rendre plus attractif aux investisseurs. Le code rénové qui s’aligne désormais sur les principaux axes stratégiques du PND contient plusieurs innovations.

Au rang de ces innovations, on note la réduction d’impôt proportionnelle au montant investi ou la réduction d’impôt forfaitaire par emploi créé, l’amélioration des incitations fiscales suivant les zones d’implantation. Sont également annoncées, des innovations relatives à la redéfinition des seuils minimums de réinvestissement, ou au statut du siège des entreprises internationales ou leurs centres opérationnels. Le second projet de loi adopté concerne une réforme en profondeur de l’organisation judiciaire.

Le nouveau code s’amarre également aux objectifs du PND. Il vise l’amélioration de l’administration et un accès équitable des populations à la justice. Des innovations sont également apportées à ce niveau : la définition d’une carte judiciaire avec la création de tribunaux de grande instance dans chaque région administrative ou encore l’introduction du principe de double juridiction en matière criminelle et administrative. Enfin, le décret adopté permet le transfert à Togo Invest Corporation des participations de l’Etat dans les sociétés d’hydrocarbures. Ce transfert va conférer à Togo Invest un poids financier et une crédibilité vis-à-vis des tiers tout en permettant d’insuffler aux sociétés d’hydrocarbures concernées, une nouvelle dynamique basée sur la performance et la rentabilité.

 

La radio de la CEDEAO bientôt accessible dans les 15 Etats membres de l’organisation

Les experts des ministères en charges de l’information des États membres de la Communauté Économiques Des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont achevé mercredi à Lomé un atelier de deux jours consacré à l’opérationnalisation de la radio sous-régionale dans les 15 pays membres de l’organisation. Cette rencontre fait suite aux séries de recommandations, issues de la 1ère réunion tenue au Libéria, relatives à l’extension de la couverture d’ici 2022, à la diffusion de ses émissions et programmes dans les langues officielles de la CEDEAO et au financement de la structure de gestion, aux équipements et aux infrastructures techniques de la Radio Régionale à l’ensemble des États membres de la CEDEAO.

A Lomé, les experts ont échangé sur les détails techniques d’extension de la radio qui pour l’instant n’est accessible que dans certains pays. Ils ont également planché sur les équipements, la structure ou encore l’implication de tous les Etats membres dans la gestion de cette station qui aura principalement pour mission d’assurer la visibilité de l’institution communautaire. A la fin de la rencontre, le Président de la Commission de la CEDEAO S.E.M. Jean-Claude Kassi BROU, a déclaré que la Commission ne ménagera aucun effort pour soutenir la mise en œuvre des recommandations des experts. Il a également invité les responsables des radios à examiner les propositions soumises à leur appréciation afin de garantir la pérennisation de la Radio Régionale.

 

Le PND reçoit l’appui du Fonds de solidarité africain

Le Fonds de solidarité africain (FSA) a tenu le vendredi 31 mai 2019 à Lomé, la 10ème session ordinaire de son Assemblée générale. Une rencontre qui a permis aux ministres des 14 États membres de ce fonds, de dresser le bilan de l’exercice 2018 de l’organisation.  Il a été également question pour les pays membres, de travailler sur l’un des cinq (5) axes stratégiques du « PLAN EXPANSION 2020 » de l’institution, avec pour objectif de diversifier et renforcer l’ancrage institutionnel du Fonds de solidarité Africain à travers l’élargissement de la base des États membres.

Le président de l’Assemblée générale du FSA, le Ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya s’est félicité du choix de Lomé pour abriter la réunion. Car « elle s’est déroulée à un moment où le Togo met en œuvre son Plan National de Développement (PND 2018-2022) dont l’objectif est de transformer structurellement l’économie pour une croissance forte, résiliente, inclusive et génératrice d’emplois décents ». Le Ministre Sani Yaya en a profité pour solliciter l’accompagnement du Fonds dans la mise en œuvre du PND. Ahmadou Abdoulaye Diallo, le directeur général du FSA a de son côté félicité le Togo pour deux raisons. Le pays est parvenu à apurer ses dettes et il est à jour dans ses cotisations au sein de l’organisation. Ce qui n’est pas le cas pour de nombreux pays. De ce fait, le Fonds est disposé à aider à la réussite du PND, a laissé entendre Aboulaye Diallo.

Rappelons que le Fonds de Solidarité Africain a vu le jour le 21 décembre 1976 à Paris. L’organisation a pour mission fondamentale de participer au développement économique des États africains membres, en contribuant au financement de projets structurants à travers notamment la garantie financière, le refinancement des prêts et la bonification des taux d’intérêt.

 

 

Urmila Bhoola exhorte le gouvernement togolais à « redoubler » d’efforts pour mettre fin au travail des enfants

La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Urmila Bhoola a achevé sa visite officielle de cinq jours vendredi au Togo. Lors d’une conférence de presse animée au centre d’information des Nations-Unis à Lomé en présence du coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Togo, Damien Mama, elle a appelé le gouvernement togolais à « redoubler » d’efforts pour mettre fin aux pires formes de travail des enfants d’ici 2025. Elle s’est dite préoccupée par le fait que de nombreux enfants sont laissés pour compte dans les efforts de développement du pays.

Toutefois, elle a salué la mise en place du numéro vert 1011, les engagements pris par le pays pour se conformer à ses obligations internationales en matière de droits de l’homme. Elle s’est réjouie également de l’adoption des lois nationales interdisant le travail forcé, le travail des enfants, la mendicité et les conditions de travail et de vies abusives dans ses réformes   en matière de droit pénal en 2015. Au Togo depuis lundi, la rapporteuse a rencontré des membres du gouvernement, des organisations de la société civile, syndicats et visité à Lomé, Sokodé et Tabligbo des lieux de détention et lieux de prise en charge de cas d’enfants maltraités.

 

Le gouvernement a respecté la tradition du 1er juin

Les Togolais ont observé le samedi 1er juin 2019, la 42ème édition de la Journée nationale de l’arbre. Les activités ont porté essentiellement sur des actions de reboisement sur toute l’étendue du territoire national. Le ton de la manifestation a été donné par le Chef du gouvernement Komi Sélom Klassou qui a mis en terre un jeune plant de khaya senegalensis sur le site du centre d’enfouissement d’Akèpé dans la préfecture de l’Avé.  Ce geste du Premier ministre a été suivi par les membres du gouvernement, des directeurs des services et les groupes organisés.

A l’occasion du lancement de cette campagne de reboisement 2019, un total de 3 mille 25 plants ont été prévus pour être mis en terre à Lomé et dans les 5 régions du pays. Instaurée en 1977 par l’ancien président, Gnassingbé Eyadema, la journée de l’arbre au Togo vise à promouvoir le reboisement afin d’assurer une couverture forestière et un potentiel ligneux conséquent sur toute l’étendue du territoire national. Depuis, près de 50 000 ha ont été reboisés. Le taux de reboisement annuel qui était de l’ordre de 1000 ha dans les années 80 est passé à 2000 ha en 2010 pour atteindre 4000 ha. Les ambitions nationales sont d’au moins 5000 ha par an fixées depuis 2011 dans la déclaration de politique forestière nationale.

 

La CENI a enregistré 634 listes pour les élections locales du 30 juin

Plus de 3,4 millions de Togolais se rendront aux urnes le 30 juin prochain pour élire leurs conseillers municipaux. La révision électorale qui s’est déroulée du 16 au 19 mai dernier a permis d’enrôler 335.610 personnes. Ces informations ont été communiquées samedi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sous réserve de la décision finale de la Cour suprême.

Les listes sont actuellement affichées dans les centres pour des vérifications ouvrant la phase du contentieux. Un fichier électoral fiable et transparent sera établi au terme du processus. Par ailleurs la CENI informe qu’elle a enregistrée pour ces élections locales (les premières depuis 32 ans au Togo) 643 listes de candidats. Ces listes sont présentées par 18 partis politiques, 4 regroupements de partis politiques ainsi que par des indépendants.  Ce qui fait un total de 11. 447 candidats provisoirement en lice. La Cour suprême devrait diffuser les listes définitives prochainement

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