Régularité des élections au Togo : La preuve du renforcement de la démocratie

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Suite à la Conférence nationale souveraine (SNC) du 08 juillet au 28 Août 1991, le Togo a fait l’option de la démocratie et du multipartisme. Tout comme bien de pays africains engagés à l’époque dans un processus de transition démocratique. Ce fut d’ailleurs le cas. Et depuis l’élection du Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé en 2005, la démocratie est vivante et dynamique. Non seulement à travers le respect des principes constitutionnels et légaux régissant la régularité des mandats présidentiels, législatifs, municipaux ou locaux. Mais aussi à travers la légitimité et la capacité des élus à satisfaire les attentes ou les espoirs du peuple.

A contrario donc de bien de nombreuses inexactitudes et des idées reçues, la réalité consigne la nette progression de la démocratie à divers niveaux ces dernières années. Tant dans la séparation des pouvoirs, de l’indépendance de la justice, de la garantie des libertés d’expression et du respect des droits de l’homme. Et surtout dans la tenue régulière des élections. La présidentielle de 2015. Trois ans après, les législatives malgré qu’elles aient été controversées au point d’être boycottées par la Coalition de 14 partis de l’opposition. Et dans moins de deux mois les premières élections locales depuis 1987 confirment cette dynamisation de la démocratie au Togo.

C’est dans la primauté du suffrage universel que repose la démocratie représentative qui légitime à elle seule le pouvoir. Et c’est le cas. Pour l’élection présidentielle du 04 mars 2010, sept candidats étaient sur la planche de départ. A cette date déjà, le citoyen togolais s’était trouvé ainsi conforté dans son droit de choisir ou de sanctionner le Président au moyen de sa carte d’électeur. A une intervalle régulière de 05 ans, rebelote en 2015. Quatre candidats, dont le leader de l’opposition Jean-Pierre Fabre avaient affronté le président sortant, Faure Gnassingbé, lors de ce scrutin à tour unique le 15 avril de l’année.

Visuel d’illustration / autogo.tg

Bien avant, il y avait les législatives de 2013. A l’époque, cinq formations politiques s’étaient partagées les 91 sièges de l’Assemblée Nationale. Et chaque fois, ces élections se veulent transparentes, et, elles sont proclamées telles. Très souvent par des observateurs pour qui la sincérité des votes et l’effectivité du suffrage universel résultent des modalités de son organisation. En plus, l’accès à l’éducation, à la santé, la consolidation de l’État de droit, la diversification de l’économie, la mobilisation et la redistribution des richesses deviennent les enjeux des élections. Comme aux dernières législatives, où le débat fut autour des réformes constitutionnelles.

En moins donc de 15 années, le Togo, malgré les idées reçues, a organisé trois élections présidentielles. Trois élections législatives. Et s’apprêtent à organiser des élections locales, plus d’un quart de siècle après les premières. C’est la preuve du dynamisme du pluralisme au Togo. Au point de devenir un rite et un rituel démocratique.

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