Présidentielle de 2020 : la C14 ou ce qui en reste, absent du terrain

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A moins de neuf (09) mois du scrutin présidentiel au Togo, la plupart des états-majors politiques fourbissent leurs armes. Même si pour l’heure, seuls deux partis ont clairement affiché leur intention pour la course au fauteuil présidentiel, ce n’est pas encore le cas, au sein de la Coalition des 14 partis de l’opposition ou ce qui en reste. Toujours fragilisé par des guerres de clocher ou plongé dans un coma profond, ce regroupement circonstanciel peine à retrouver ses marques. Alors que Alors que la date du scrutin, prévu l’année prochaine, approche à grands pas, la ferveur est loin de celle qu’a pu connaître cette coalition dans la mobilisation pour des réformes constitutionnelles.

Est-ce à dire que ces opposants sont en panne de stratégie ou en quête de discours approprié pour cette échéance cruciale? Considèrent-ils que les jeux sont déjà faits et qu’ils seront incapables de faire front à l’actuel Président de la République? Que malgré la modification constitutionelle du 08 mai 2019 qui tranche la question des deux tours, le Président Faure Gnassingbé sera réélu sans difficulté, et même dès le premier tour ? Ou simplement, la vérité est-elle que ces opposants ne font pas le poids, qu’ils sont trop divisés et faibles pour constituer une menace réelle ? Ou concrètement, attendent-ils que le chef de l’État décroche du parti Unir, le bleu de chauffe du candidat ?

En vérité, la Coalition des 14 partis de l’opposition ou ce qui en reste peine à s’inscrire dans une dynamique futuriste pour la prochaine élection présidentielle. Divisée par une affaire de 30 millions de francs CFA et fragilisée par une absence de leadership fédérateur, cette opposition meurt à petit feu de l’absence d’innovation et de l’incapacité à produire un nouveau discours. Alors, elle tourne en rond. Un peu comme en 2015 où déjà à la veille de l’élection présidentielle, la coalition du Combat pour l’alternance politique s’est fissurée et a eu mal à se remettre des multiples soins intensifs apportés.

Aujourd’hui le même scénario est de mise : Jean Pierre Fabre se dit le candidat naturel de l’ANC refusant la thèse de la candidature unique prônée par Georges William Kouessan. Messan Agbéyomé Kodjo du MPDD rêve personnellement de diriger le Togo à partir de 2020. Brigitte Adjamagbo se refuse à l’évidence de son incapacité à se faire élire. Mohamed Tchassané Traoré du Mouvement Citoyen pour la Démocratie (MCD), en froid avec la coalition pour avoir appeler les togolais au recensement lors des législatives de décembre 2018. Et ainsi de suite…la division continue d’écrire ses lettres de noblesse permettant ainsi à l’opposition d’avancer à reculons vers l’échéance de 2020. Histoire de se surprendre battre encore une fois dans les urnes pour encore comme à ses habitudes crier à la fraude, alors qu’ils sont totalement absents du terrain par ces temps de grands préparatifs.

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