Présidentielle 2020 : Un boulevard pour Faure Essozimna Gnassingbé

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Porté en triomphe partout où il est passé pendant cette campagne présidentielle, le président candidat Faure Essozimna Gnassingbé a remporté une bataille cruciale. Celle de la démonstration de force même si le vrai match se déroulera samedi dans les urnes. Mais, déjà le bilan de cette campagne est positif et se résume à un regain de popularité pour le candidat de UNIR porté par un bilan économique encourageant, un parti politique qui semble être uni, une communication digitale extrêmement performante avec les hashtags #Allons-y-Faure #unirvote, et une volonté du candidat d’élargir sa base électorale par un ciblage méthodique des femmes et des jeunes avec des annonces fortes. Et cerise sur le gâteau, le candidat du parti UNIR fait face à une opposition éclatée et divisée.

 

 

À ce rythme-là, Faure Essozimna Gnassingbé sera donc réélu dès le premier tour ce 22 février 2020. Ces deux semaines de campagne ont montré que sa base, lui est totalement dévouée. Lui-même, orateur habile et inépuisable a su faire campagne sur des sujets qui touchent directement la vie des populations à la base. Gratuité de la césarienne, filets sociaux de base, inclusion financière, couverture sanitaire universelle, infrastructures rurales…Etc. Mais surtout, le président Faure Gnassingbé fait face à une opposition désespérément désorganisée, en proie à des luttes intestines. Une opposition incapable de faire passer un message clair et qui refuse obstinément de comprendre les motivations des partisans du président sortant. Ce sont sans doute les dysfonctionnements au sein de l’opposition qui, plus que toute autre chose, offriront un premier mandat post révision à Faure Gnassingbé.

 

Certes, il est fort probable que l’opposition, qui fait montre dans l’ensemble d’une rare ineptie, finisse par se rassembler derrière un seul candidat au second tour. Mais avec une campagne autant mal ficelée, c’est quasi certain qu’il n’y aura pas de second tour. Et pour être tout à fait juste, même si l’opposition était unie et avait une meilleure stratégie avec un message persuasif sur l’emploi et l’économie, ce peuple n’est pas prêt à voir une autre personnalité occuper le fauteuil présidentiel. En tout cas, pas si l’on en croit les témoignages des femmes et jeunes bénéficiaires de différents projets d’appui aux populations vulnérables. Le divorce n’est pas encore possible. Surtout que les challengers continuent de sombrer dans le ressentiment et dans des querelles personnelles. Faure Gnassingbé a littéralement un boulevard devant lui pour s’assurer un premier mandat post révision constitutionnelle à la présidence. L’élection du 22 février sera une réédition de celle de 2015, sauf que cette fois, l’échec, pour Fabre et compagnie risque d’être encore plus cinglant.

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