Plan national de développement : Des emplois et des opportunités pour les jeunes au Togo

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La jeunesse est le meilleur allié du Togo en pleine émergence sous le leadership de Faure Gnassingbé. Mais elle peut aussi devenir son pire ennemi si elle ne trouve pas d’emploi décent. Le constat est connu. Le diagnostic est fait. Et une nouvelle antidote vient cette fois-ci du Conseil des ministres du 03 Août dernier. Cette rencontre gouvernementale a adopté à cet effet le Plan National de Développement (PND) 2018–2022. C’est un vaste programme dont l’objectif est de créer massivement des emplois et de la richesse.

Il repose donc sur un bloc de vision censé relancer et soutenir la dynamique du développement à travers la mise en place dans un premier temps d’un hub logistique d’excellence avec un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région, le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives et enfin la consolidation du développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.

Au niveau du second axe stratégique, l’ambition est de favoriser des investissements dans de grandes entreprises créatrices d’emplois salariés dans le secteur formel. Ce qui est d’ailleurs fondamental en cela qu’il ne s’agit pas d’une solution partielle au défi de l’emploi des jeunes. Et d’ailleurs, les différents domaines d’intervention renseignent sur l’impact attendu. Il s’agit entre autres des agropôles et filières porteuses, des parcs industriels, du secteur minier. Des entreprises artisanales et du secteur de l’énergie. Mais aussi de la sécurité des personnes et de l’investissement.

Huit domaines au total qui, à terme, permettront la réduction de la pauvreté à travers l’accélération de la création de la richesse et une meilleure redistribution des fruits de la croissance ainsi que la création de 500 000 emplois directs, permanents et décents sur la période. Un accroissement du revenu par tête de 9,7%. Une baisse de l’incidence de la pauvreté monétaire à 44,6% de la population.

Quatre années sont requises pour l’atteinte de ces objectifs fixés. 4 622,2 milliards FCFA sont requis pour sa concrétisation avec 35% du coût global en terme de dépenses d’investissement public. Le secteur privé dans un mécanisme inclusif est associé pour la prise en charge des 65% restants. L’impact sera colossal. De quoi permettre de soutenir dans le même temps une croissance économique qui situerait à 6,6% en moyenne par an pour atteindre 7,6% en 2022. C’est un outil très ambitieux et réaliste a salué le Conseil Économique et Social des Nations Unies.

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