Permis de conduire type A : certains conducteurs de taxi-moto parlent des bienfaits

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En quoi instaurer et rendre obligatoire l’obtention du permis de conduire type A aux conducteurs de taxi-moto sur les routes est-elle “une mesure impopulaire du gouvernement” au point de déclencher une mobilisation contre !? Sûrement parce qu’on est forcément contre la sécurité routière au Togo. L’Association des Conducteurs de taxi-moto du Togo (ATMT) semble ne pas être émue par les 3.178 accidents de circulation recensés au premier semestre de l’année 2019 dans lesquels les conducteurs de motos ont une part importante. C’est du moins ce que révèle la légèreté du laconique communiqué en diffusion sur les réseaux sociaux par le Secrétaire Général de l’Association.

Le communiqué parle de “collecte de fonds qui ne dit pas son nom”. En arguant la misère pour demander “l’arrêt immédiat de l’organisation de ce permis”, il poursuit et signale qu’une mobilisation aura lieu du 18 au 23 septembre 2019 sur toutes les voies nationales. Seulement, cette déclaration est un mélange d’affabulations, d’inexactitudes et de contre-vérités sur une décision pourtant prise par le gouvernement au profit de la sécurité routière, du code de la route et bien évidemment le secourisme. Le syndicaliste semble allergique à la sécurité de ses confrères.

En prétextant du coût auquel est fixé la délivrance de ce permis, il feint de constater qu’en une seule année et pour le bonheur de la poche du citoyen concernés, le gouvernement togolais a réduit en nette régularité le prix. D’une somme de 10.000 francs CFA au départ, le permis est passé à 5.500 francs CFA au début de l’année écoulée. Les coûts de formations qui étaient à environs à 100.000 francs CFA dans les auto écoles passent à 2500 francs CFA dans les centres de conduite de la direction des transports. De toute évidence, à moins de vouloir justifier une incohérence patente, cette association veuille distraire ses compères ayant déjà compris le bien fondé de cette réforme majeure.

Disposer d’un permis de conduire est un devoir. Et surtout un droit quand il peut permettre d’avoir accès aux différents projets et programmes initiés par le gouvernement togolais dans la mise en place des mécanismes d’inclusion sociale à l’horizon 2022 telle que définit par le Plan National de Développement (PND 2018-2022). Car ce permis ne seront qu’un couloir de transmission. ” (…) Grâce à l’obtention de mon permis de conduire à l’issue d’une formation faite par la DOSI dans le cadre du projet “Zokèkè”, j’ai pu me formalisé” a dit Tché Kossi qui se définit aujourd’hui comme entrepreneur. Tout comme lui, Ezouwè Bamazi, mécanicien auto de profession mais qui grâce à la formation donnée par la Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI) est aujourd’hui un employé du Centre de Santé de Djidjolé. “J’ai été recruté en temps que coursier à l’hôpital centre de Cacavéli d’où je viens grâce à cette carte”, a-t-il confié.

 

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