Nomination de la Première Ministre : Les mérites d’une spécialiste de l’inclusion et de la lutte contre la pauvreté.

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Elle est la première de l’histoire. Et, elle est la nouvelle Première Ministre. Victoire Sidémého TOMEGAH-TOGBE se positionne depuis sa nomination comme le bel exemple de ce que le leadership féminin a de plus accompli et de plus exigeant en République Togolaise. Son parcours est un modèle épanoui et son militantisme politique est franc du collier. Mais, sa charge de coordonner et de continuer la lourde charge de la transformation structurelle de l’économie du Togo bénéficiera en priorité de son combat pendant une décennie au profit de l’inclusion sociale.

Ses compétences se sont muries avec les responsabilités. Avant d’être nommée, Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE était à la fois Directrice de cabinet du Président de la République et ministre du Développement à la base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes. Une expérience significative lui ayant permis de diriger et d’innover de nombreux mécanismes destinés aux jeunes et aux femmes telles que FAIEJ, PAEIJ-SP, ANADEB, PRADEB. Sa mission et ses charges étaient de favoriser l’essor de l’entrepreneuriat des jeunes et l’autonomisation des femmes, qui du reste sont encore une des préoccupations charnières du gouvernement sur les prochaines années. Comme ce fut le cas par le passé : des projets et programmes qui ont contribué à renforcer non seulement sa proximité avec les diverses couches sociales mais impulser une dynamique de politique efficace d’inclusion sociale parce que les performances ont été saluées avec une progression des togolais impactés.

Certes, très populaire et consensuelle, elle a su avec les années, attirer et conserver la sympathie des populations à la base, mais aussi des institutions régionales et internationales qui constatent un recul net de la pauvreté au Togo avec ses dispositifs très efficaces et innovants. Ses années d’expérience et sa profonde compréhension de la formulation de dispositifs contre la pauvreté font d’elle une femme d’envergure dans les contrées lointaines du pays. Pour elle, il ne s’agit pas d’analyser la pauvreté, non pas seulement en recensant les facteurs de corrélation, mais en déterminant les causes fondamentales de la situation, en cherchant à savoir pourquoi certaines couches sociales sont représentées de manière disproportionnée parmi les pauvres et pourquoi certains membres de la population n’ont pas un accès à des services, notamment d’éducation et de santé.

Sa mission aujourd’hui est d’accélérer la croissance du Togo affecté comme bien d’autres pays du monde par l’infection à Covid-19 et d’élargir la satisfaction des populations togolaises à travers de nouvelles orientations… Discrète, elle est une femme influente au Palais de la Marina par son ancien poste de Directeur de cabinet. Forcément, être l’oreille et la bouche d’un chef de l’État qui parle peu confère de l’influence. Et ceux qui la côtoient décrivent une femme de dossiers, mais jamais désobligeante. Elle traîne une réputation de femme forte avec un sens aigu de l’Etat. C’est à cette femme compétente que revient désormais la charge de conduire les grandes orientations de Faure Essozimna Gnassingbé pour les cinq prochaines années.

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