Marché de l’hôtel du golfe : Le marché où les objets d’art se laissent acheter à bas prix !

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Jeudi 28 Mars 2019. 11h 45min. Le centre-ville de Lomé, la capitale togolaise grouille de monde. Une circulation dense sous un soleil intense qui semblait déverser de manière particulière ses mille et un rayons sur la ville. Le marché des objets d’art, situé dans les encablures du grand marché Assiganmè, n’échappe pas à cette chaleur débordante. Il est un échantillon des talents des artistes et artisans Togolais, sénégalais, Ghanéens et Béninois résidant à Lomé depuis des dizaines d’années.

Femmes et hommes, jeunes et vieux, noirs et blancs, vont et viennent dans tous les sens. Sauf qu’ici, seuls les piétons et certains véhicules ont droit à la circulation. « Les motos ne doivent pas circuler dans la rue du marché des objets d’art de l’hôtel du golfe. Selon les autorités, c’est une manière de fluidifier la circulation pour faciliter les achats aux touristes et autres clients. C’est aussi pour lutter contre les braquages», explique Raoul, un conducteur de taxi-moto en immobilisant son engin au coin de la rue où se trouvent ses collègues. La barrière à l’entrée de la rue et l’agent de police, arme au point, qui se trouvait là, assis sur un banc, imposaient un respect strict de cette consigne des autorités. Et la circulation, contrairement aux autres axes, est effectivement plus fluide. Pas de bousculade.

Des produits diversifiés !

Au marché des objets d’art d’Assiganmè, on trouve tout. Sinon presque. Des sacs à mains savamment conçus à base de tissus locaux multicolores. Petits, moyens et grands, ils sont disposés sur une, deux, trois… plusieurs étagères à la vue et à la portée des passants. Se faisant face de part et d’autre de la voie pavée d’une dizaine de mètres de largeur, les étagères étaient engouffrées dans de petites boutiques de 4 mètres carrés environ. Certains vendeurs n’hésitent d’ailleurs pas à dépasser leurs limites pour occuper un espace de la rue. Les sacs ne sont pas qu’en tissus. Ils sont aussi en cuir. « Nous nous approvisionnons en cuir souvent au Ghana », indique un commerçant qui, pour toute présentation insiste pour être « le Togolais à part entière ». Il offre, comme bien d’autres de ses collègues, des sacs en cuir de diverses couleurs et de différentes grosseurs pour tous les usages possibles.

Plus faciles à exposer, les sculptures sont accrochées à des supports à l’intérieur et aux abords des boutiques. Ici, des caïmans, lions, singes et autres animaux se présentent aux clients pour être leurs porte-clés. C’est d’ailleurs les objets les plus vendus et les moins chers des lieux. Ils sont disposés souvent devant les objets de décoration : masques, animaux, la carte du Togo simple, la carte du Togo avec les régions, la carte de l’Afrique, une représentation de famille heureuse, représentation de couple, déclinaison de la beauté de la femme africaine, etc. A cela s’ajoutent les chaussures, des objets de culte traditionnels et modernes.

Un marché aux prix accessibles !

« Dans ce marché, les prix sont plus accessibles que dans les galeries en ville », confie Héléna, en séjour au Togo depuis deux semaines et qui s’apprête à repartir pour l’Allemagne, son pays. La cinquantaine environ, elle soutient bien connaître le marché de l’hôtel du Golfe où elle fait un passage à chacun de ses passages à Lomé. Comme elle, ils sont nombreux les touristes à s’approvisionner dans ce marché situé près de hôtel du golfe, non loin de l’hôtel 2 février et plusieurs autres complexes hôteliers. « La plupart de nos clients sont des étrangers notamment des touristes. Mais les Togolais de la diaspora aussi viennent acheter nos produits.

Les Togolais résidant au Togo, un peu moins », expose Kodjovi Agbo, la quarantaine révolue et vendeur d’objets d’arts depuis 22 ans dans ce marché confirme l’accessibilité des prix. « Nous ne faisons pas des prix chers. L’essentiel pour nous, c’est de tirer le coût de revient et de faire un peu de bénéfice puisque c’est notre activité », justifie ce père de deux enfants. Derrière lui, des dizaines de sculptures qu’il dit peaufiner de ses doigts après s’être approvisionné en bois à Sokodé, Atakpamè, Agni ou au Ghana selon le besoin.

Mais les vendeurs de ce marché sont assommés par « la morosité qui s’est installée depuis quelques années et qui se traduit par le peu d’affluence des clients ». A cette situation, ils ajoutent la saison des pluies qui constitue pour eux une véritable épreuve.

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