Lomé : Assiganmè, la capitale ouest-africaine des chaussures et friperies

Le grand marché de Lomé la capitale togolaise est désormais incontournable pour les commerçants de certains produits dont les chaussures et la friperie

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Au marché Assiganmè à Lomé, tout bouge à tout instant. Femmes, hommes, jeunes et vieux se dépassent sans cesse, chacun avec son objectif. Mais autour des chaussures, la finalité est souvent la même. Si ce ne sont les revendeurs des pays voisins qui viennent s’approvisionner, ce sont des clients, ayant découvert ce marché « à bas pris », qui envahissent les étagères.
Romain le conte si bien. « Nous recevons des clients qui viennent du Bénin, du Niger et Burkina-Faso, voire même du Nigeria qui viennent acheter les chaussures pour les revendre dans leurs pays», confie ce vendeur de chaussures pour hommes qui a sa boutique dans les rayons du collège catholique qui se trouve en plein cœur du marché.

Comme lui, ils sont nombreux les commerçants togolais de chaussures à se réjouir de cette clientèle sous-régionale qui en ajoute, dans une grande partie, à leurs chiffres d’affaires. Le constat est pareil au niveau des commerçants de friperie. La plupart des Nigérians, ils sont installés à Lomé pour y développer leurs activités commerciales d’importations de friperie de Bangkok, Thaïlande, Chine, Dubaï, Turquie, etc.

La raison de cette situation préférentielle est d’ordre géographique et logistique. « Avec la situation géographique du Togo dans la sous-région, il est presque au centre. Donc plus facile d’accès », explique le vendeur de chaussures. Mais la raison principale est ailleurs. Elle est d’ordre logistique. « Le coût du dédouanement des marchandises au port de Lomé est peu élevé et la durée de sortie des marchandises est très courte avec un minimum de sécurité », révèle le vendeur de chaussures.
Il est soutenu par Bonia, une Béninoise commerçante de friperie venue spécialement pour s’approvisonner. « Les vêtements achetés à Lomé à Assiganmè ou Hedzranawe reviennent excessivement moins chers que dans les marchés de Cotonou. Souvent, vous avez les marchandises à moitié prix à Lomé », confie-t-elle.

Avec cette ruée des commerçants vers la capitale togolaise, elle confirme sa renommée de plaque tournante de l’économie ouest-africaine. Son port, le seul en eaux profondes, dispose d’équipements de dernière génération qui facilite et rend rapide le traitement des marchandises.

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