Loi de finances, exercice 2021 : Le gouvernement togolais fait la part belle aux secteurs sociaux.

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L’un des objectifs que le gouvernement, sous l’égide de Madame le Premier ministre s’est assigné dès sa prise de fonction, c’est la recherche permanente du bien-être des populations. Pour y parvenir sans trop de difficultés, des secteurs sensibles dont les actions impactent directement le quotidien des Togolais sont en ligne de mire. Il s’agit essentiellement des secteurs sociaux.

Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du président de la République Faure Gnassingbé, le jeudi 12 Novembre 2020, le gouvernement a adopté le projet de loi de finance gestion 2021 qui justement fait une part belle aux secteurs sociaux.

Dans le projet de budget 2021, le gouvernement s’engage à maintenir une stratégie budgétaire « prudente » dans un contexte marqué par des « incertitudes » nées de la pandémie du coronavirus avec ses conséquences socio-économiques. Ainsi, pour le prochain exercice, le gouvernement consacre une part importante du budget aux secteurs sociaux, y compris la protection sociale, avec un montant de 445,1 milliards de francs CFA contre 401,7 milliards de francs CFA dans le budget 2020, soit une hausse de 10,8 %.

Une loi de finances adaptée aux urgences de l’heure

Les crédits budgétaires dans ce nouveau projet de budget sont de 53,7 % contre 52,9 % dans le budget 2020. La politique générale déclarée par Mme Dogbé devant l’Assemblée nationale le 1er Septembre dernier comporte en son axe 1 le renforcement de l’inclusion et l’harmonie sociale. La volonté de mettre en œuvre cette ambition justifie l’option faite par le gouvernement d’apporter plus de moyens aux secteurs sociaux. L’accès universel aux soins de santé avec en toile de fond la protection sociale pour tous et le rapprochement des centres de santé des populations est un chantier qui retient également l’attention de l’exécutif togolais à un plus haut niveau.

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Dans le nouveau projet de budget pour l’an 2021, à côté des secteurs sociaux, six secteurs-clés en lien avec le bonheur des Togolais occupent également une place de choix. Il s’agit notamment de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de l’énergie, de l’eau, de l’économie numérique et de la sécurité.
Dans le secteur, de l’agriculture et de l’agro-industrie, le gouvernement pense catalyser les investissements privés en y injectant 65,7 milliards de francs CFA.

Une forte mobilisation des investissements privés est attendue des acteurs publics

Les acteurs publics auront la lourde charge de travailler à attirer des financements privés pour la transformation de notre agriculture. Il faudra donc créer des conditions à savoir aménager les terres, reprofiler les pistes rurales et rendre disponibles les intrants améliorés.

Le secteur de la santé n’est pas oublié sur la liste des secteurs-clés. Dans ce domaine, précisément, il s’agira de consolider le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) avec le renforcement des infrastructures et du plateau technique des hôpitaux et centres de santé régionaux et préfectoraux. Le gouvernement envisage de renforcer les programmes de gratuité avec prise en charge de soins de santé des femmes enceintes.

En ce qui concerne l’éducation, le gouvernement entend poursuivre la construction des infrastructures, le recrutement et la formation des éducateurs ainsi que l’orientation de l’enseignement supérieur vers les besoins du marché du travail.

Dans le domaine de l’énergie, le gouvernement s’engage à poursuivre sa politique énergétique d’extension de l’électrification. À moyen terme, elle permettra de réduire la dépendance en matière d’approvisionnement et favoriser l’accès des populations à des services énergétiques fiables, modernes et à un coût abordable.

L’eau, c’est la vie dit-on souvent et le gouvernement veut s’approprier cette approche. Dans ce nouveau budget, il compte poursuivre la mise en œuvre des programmes de construction de mini adductions d’eau potable et des programmes d’hydraulique villageoise avec pour objectif d’atteindre un taux de desserte moyen d’au moins 80 % en milieu urbain ou rural.

L’économie numérique fortement sollicitée

L’économie numérique étant au cœur des actions du gouvernement avec pour point d’orgue, la digitalisation, le pied sera mis sur l’accélérateur en ce qui concerne l’identification biométrique. Cette technique permettra non seulement d’accélérer la formalisation de nombreux acteurs économiques togolais, mais aussi de renforcer l’accès aux services sociaux.

Depuis quelques années, des actions ont été entreprises dans le domaine de la Défense et de la Sécurité. Le gouvernement va donc intensifier ces actions en vue du renforcement de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme transfrontalier.

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Des mesures sont également prévues dans ce nouveau budget en vue d’alléger la fiscalité dans le domaine d’immatriculation des immeubles et des véhicules puis continuer d’aider au dynamisme du secteur privé. Le budget de l’État qui ressort du projet de la loi de finances, exercice 2021, est projeté à 1.521,6 milliards de francs CFA en charges et ressources contre 1.638 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectificatives 2020, soit une baisse de 7,1 %.

La crise sanitaire liée au coronavirus n’a pas été favorable pour les économies des Etats, mais le Togo a une vision et la noblesse de l’ambition impose plus ou moins une certaine austérité. Ce qui explique un abattement du budget des ministères et autres institutions dans cette loi des finances afin de faire face aux priorités contenues dans la feuille de route 2020- 2025.

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