Liberté de presse et droit de manifestation

Ce qu'il faut savoir de la glorieuse situation du Togo

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Supposée interdiction de manifestations publiques. Insinuation d’entorses à la liberté de presse. Imaginaires restrictions des marches de protestation. Illusoire harcèlement sur les réseaux sociaux… Tous les moyens sont bons pour peindre en noir la démocratie togolaise. Et pourtant, la réalité est tout autre chose au Togo.

En matière de démocratie vu sous l’angle de la liberté de presse et de manifestation, la situation reste des plus glorieuses dans la sous-région. A la faveur des mouvements sociaux qui rythment la vie politique depuis plus d’un an, la preuve a été donnée. Au Togo, la liberté d’expression et le droit de manifester ne sont pas que reconnus mais protégés.

Droit de manifester

En effet, le constituant de 1992 a érigé le droit de manifester en un droit fondamental. En son article 30, la Constitution dispose que “l’État reconnait et garantit dans les conditions fixées par la loi, l’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifique et sans instrument de violence”.

Au nom de cet argument juridique, toutes les demandes de marches formulées par l’opposition depuis le début de la crise en 2017 sont autorisées. Pas que. Mais encadrées et sécurisées en respect de la loi du 13 mai 2011 qui en fixe les conditions.

C’est plutôt le refus de soumettre la jouissance de ce droit aux conditions préalables (déclaration préalable, respect des délais d’actions et les limites d’action…) énumérées dans lesdits textes qui oblige le gouvernement à prendre les mesures idoines en la matière.

Liberté de presse et d’opinion

Au-delà du droit de manifester, la liberté d’expression dont jouit les médias. Et au Togo, le constat est sans équivoque : aucun journaliste n’est interpellé pour ses idées et ses opinions. Aucun organe n’est fermé pour sa ligne éditoriale ou ses critiques acerbes contre le régime. Au contraire, ils ont pignon sur rue.

Les derniers classements en la matière dont Reporters Sans Frontières n’évoquent d’ailleurs pas un recul ou une offensive politique contre la liberté de la presse. Même s’ils évoquent une stagnation. Le quotidien Liberté considéré le plus titillant du pouvoir de Faure Gnassingbé n’est nullement inquiété.

La démocratie n’est donc pas en danger au Togo. Ces derniers mois ont d’ailleurs fortement démontrés qu’elle est bien ancrée dans le marbre de la liberté de presse et le droit de manifester. Le reste n’est qu’incantations.

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