Le phosphate togolais pour relever le défi du développement agricole et de l’emploi en Afrique de l’ouest

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Fleuron de l’industrie minière au Togo, le phosphate togolais servira à produire très prochainement des engrais phosphatés à destination de l’Afrique de l’Ouest. Avec des réserves estimées à plus de 2 milliards de tonnes, le Togo dispose de l’un des plus grands gisements de phosphates en Afrique subsaharienne et en est d’ailleurs le quatrième producteur mondial.

La signature d’un accord de partenariat entre l’Etat togolais et le groupe industriel Dangoté industries Limited la semaine dernière (07 novembre 2019) en vue du développement d’une filière de transformation du phosphate en engrais est estimée à deux milliards de dollars et participera à la redynamisation du secteur.

Comparativement au glyphosate dont les effets néfastes aussi bien pour les sols cultivables que la santé de l’homme sont décriés par les organismes de protection de l’environnement, l’engrais phosphaté a le mérite d’être un engrais naturel élaboré à base du phosphate et de l’ammoniac et est bénéfique pour les sols cultivables. Selon une étude du FAO, « une faible concentration en phosphore dans la solution du sol est habituellement adéquate pour la croissance normale des plantes ». Le côté inédit de cet ambitieux projet porté par les deux partenaires (Togo & Dangoté industries Limited) est donc relatif aux défis de la santé, du développement agricole et de la création d’emplois. Le projet participera à relever le défi du développement agricole dans la sous-région ouest-africaine par la fourniture d’engrais phosphatés de qualité et à moindre coût et surtout par la création de milliers d’emplois.

Les attentes sont grandes et pour y parvenir, la complémentarité des deux partenaires est de rigueur. En effet, si le Togo s’est engagé à fournir du phosphate de qualité à l’industriel Dangoté, il entend bénéficier également de l’expertise et de la capacité d’investissement de ce dernier, dont les recettes avoisinaient les 5 milliards de dollars en 2018, à en croire le magazine Jeune Afrique. Par ailleurs, les travaux d’aménagement minier devraient commencer avant la fin d’année 2019 et permettraient de résorber en partie le chômage au Togo.

Il est clair que les opérations de charme du chef de l’Etat et du gouvernement pour la promotion du Plan national de développement portent déjà leurs fruits. En effet, pour la réussite du PND, le secteur privé aussi bien national qu’international est sollicité à hauteur d’environ 3000 milliards de francs Cfa. Et l’arrivée de si grands investisseurs (le milliardaire chinois JACK MA est attendu à Lomé, le 14 novembre 2019) traduit la confiance et la stabilité qu’inspire le Togo avec un climat des affaires des plus modernes et souples au monde. Le classement Doing Business 2020 en est d’ailleurs la preuve.

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