Le financement de l’économie : Quid du modèle togolais?

0 152
Le secteur privé est le pilier d’une croissance économique transformationnelle et inclusive. Ce constat fait désormais l’unanimité. Dans sa marche vers le développement et grâce à la vision du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo a érigé l’essor du secteur privé et sa participation au financement de l’économie nationale au rang de ses priorités pour réduire la pauvreté et soutenir une croissance durable. Le pays compte sur une forte participation du secteur privé au niveau du portefeuille des projets et réformes pour parvenir à l’atteinte de sa vision d’un Togo en paix, moderne, avec une croissance économique inclusive et durable espérée à 7-8% à l’horizon 2025.
« Tout en saluant votre engagement et votre résilience par le passé, ma conviction profonde repose sur la nécessité de bâtir un secteur privé fort, capable de rivaliser avec les entreprises du continent, face aux enjeux d’ouverture des marchés, dans le cadre de la mise en place de la Zone de libre-échange continentale », a martelé Victoire Tomegah Dogbé ce vendredi 8 Novembre 2021, lors d’une réunion entre le gouvernement et le secteur privé pour échanger sur la feuille de route de l’exécutif pour 2020-2025. Un document stratégique qui s’articule autour de trois principaux axes et se déclinent en 10 ambitions et 42 projets et réformes prioritaires. « En effet, nous souhaitons construire une passerelle permanente, naturelle, d’échanges parfois informels, mais surtout conviviaux et maintenir le canal de discussion toujours ouvert pour identifier et saisir ensemble les opportunités qui vous permettront de jouer pleinement votre partition dans le Togo de demain que nous voulons » a également ajouté le premier ministre au secteur privé.
Ces dernières années, la mobilisation du secteur privé national et étranger pour catalyser de nouvelles ressources financières est une effectivité. Pour la mise en œuvre du PND, Togo Invest, a créé un mécanisme de financement innovant dénommé Kifema Capital, pour regrouper l’ensemble des investisseurs togolais nationaux et de la diaspora souhaitant intervenir sur des projets du PND. Grâce à Kifema Kapital, le Togo disposera d’une centrale thermique à cycle combiné dotée d’une capacité de 65 MW dans la zone du Port autonome de Lomé. Le fameux projet Kekeli.
Récemment le groupe singapourien Olam a pris les rênes de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). Le géant du négoce de produits agricoles, doit permetttre à la NSCT d’atteindre l’objectif de 200 mille tonnes à l’horizon 2022. Autre projet d’envergure, financé par le secteur privé, c’est le parc logistique multi-services porté par Togo Invest dont la mise en place contribuera à garantir une rapidité de livraison et à améliorer sensiblement les performances du port de Lomé.
En somme, compte tenu de la nécessité de mobiliser les moyens financiers, le Togo place le secteur privé au premier de ses partenaires investisseurs. Et pour encourager ce secteur privé dynamique, le pays a opéré des réformes afin de mettre en place les conditions préalables, parmi lesquelles un climat des affaires favorable.

Lire également : Togo / Les forces de l’économie malgré la pandémie

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur