Le camerounais Pascal Siakam offre aux « Toronto Raptors » le championnat le plus prestigieux de la NBA

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Des hommes aux parcours les plus inspirants, l’Afrique en recèle à profusion. Le jeune camerounais Pascal Siakam en est le parfait exemple. Par sa hargne et sa persévérance, il a réussi à se hisser au sommet de la National Basketball Association (NBA) en disputant hier la finale contre les « Golden State Warriors ».

En remportant ce 13 juin avec l’équipe canadienne des « Toronto Raptors » le prestigieux championnat du Basketball, Pascal Siakam a contribué à mettre fin au règne du double champion en titre les « Golden State Warriors » par un score de 114-110. Si le ‘‘rêve’’ de Pascal Siakam s’est réalisé lors de la finale de NBA, c’est également un jour inouï pour les « Toronto Raptors » car ils deviennent ainsi la première équipe non américaine à remporter une finale de la NBA.

Du Football au Basketball

Pascal Siakam a connu un parcours atypique bien qu’impressionnant. Son amour premier était porté vers le sport roi, le ”Football” mais très tôt, il va rompre cet idylle et suivre ses frères ainés pour se consacrer à contrecoeur au Basketball. Découvert par le coach Jules Honoré Wang Fang, surnommé « le détecteur de talents », il va d’abord jouer dans l’équipe junior de Snoup BC, un club (disparu depuis) de Douala, avant d’être repéré en 2011 par Luc Mbah. Il participe la même année au camp estival de Moute et obtient en 2013 une bourse pour les Etats-Unis.

Une volonté d’acier mise à rude épreuve

Pascal Siakam ( crédit :Frank Gunn/The Canadian Press via AP)

 

La volonté seule ne suffit pas et les débuts de Pascal Siakam s’avèrent difficiles aux Etats-unis. Entre 2014 et 2016, il évolue au sein du club Omnisports de l’université du Nouveau-Mexique dénommé « Aggies ». Contre toute attente, il est sélectionné le 23 juin 2016 par les « Toronto Raptors ». La désapprobation de sa sélection au sein de l’équipe canadienne par les éminents observateurs de la NBA va constituer un défi à relever pour le jeune natif de Douala. Il a donc dû faire ses preuves et montrer sa capacité de résilience au sein de la G-League, le championnat des équipes réserves des franchises NBA avant d’éblouir le public lors de cette saison.

Un sacre mérité
Résolu à faire perdre la face à tous ceux qui doutaient de lui, Pascal Siakam durant toute la saison 2018-2019 a fait de grandes prouesses. D’ailleurs l’entraineur des Toronto Raptors confiait à l’AFP en Avril 2019 qu’ « Aucun autre joueur n’a progressé autant que ce gamin, aucun joueur n’a eu autant d’impact sur son équipe. Il n’a cessé de s’améliorer, ne serait-ce qu’au fil de ces vingt derniers matchs ».
Pour Pascal Siakam, cette consécration est un « rêve » il l’a d’ailleurs souligné après le match en ces termes “C’est un rêve et ça fait du bien de pouvoir réaliser ses rêves.”

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