Investissements : Les clés de l’attractivité du Togo

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Aliko Dangoté, Jack Ma, chefs d’État, hommes d’affaires… Ils se succèdent tous à Lomé sans pour autant avoir le même profil. En quête de nouveaux marchés, les hommes d’affaires surtout et les investisseurs africains ou même étrangers privilégient de plus en plus le Togo. En permanente mutation, le pays est sur la table des pays où il faut investir en Afrique de l’Ouest. En cause, une attractivité et des indicateurs de performance qui couvrent d’innombrables opportunités. Il est bon d’investir au Togo. Et les leviers pour s’y engager existent. Sans cesse, de profonds changements structurels sont entrain d’être observés surtout avec la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) qui favorise un tel atout.

Pour y arriver, le Chef de l’État et son gouvernement se sont fixés un cap politique. Il s’agit dès lors de scruter tous les atouts dont dispose le pays pour mieux s’imposer dans la sous-région. Pour Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo présente dans chaque domaine des opportunités certaines surtout de par sa position géographique en Afrique de l’Ouest. La compétition étant très rude entre les pays sur le chemin du développement, il est préférable de miser sur des particularités. Il faut alors changer de paradigme. C’est ce qui a été fait avec des leviers clés pour des résultats efficients.

Attirer les investisseurs et leur permettre de réaliser des projets économiques structurants requiert une stabilité macroéconomique, une prévisibilité des politiques d’accompagnement et une bonne image internationale” avait assuré le Chef de l’État. C’est alors que tel que formulé dans l’axe stratégique 1 du PND, Lomé rêve devenir un hub logistique et financier d’excellence. Pour cela, des investissements ont été mobilisés pour interconnecter le Togo non seulement par des infrastructures routières mais un aéroport international moderne, un port autonome avec une célérité de traitement des marchandises vers la sous-région.

Cette facilité de mobilité et d’ouverture du pays a permis à de nombreuses sociétés panafricaines et surtout les banques internationales d’installer leurs sièges et opérations à Lomé. Avec une urbanisation en alerte et une stabilité politique revendiquée, s’est suivi le développement des services et des TIC. D’autres secteurs comme le secteur agricole a été privilégié. Ainsi le gouvernement s’est focalisé sur un nombre restreint de filières et d’en maitriser la chaîne de valeur par la création d’un écosystème transformateur. Avec l’idée innovante des agropoles et la mise en place du MIFA, le potentiel agricole du Togo est mis au goût du jour avec des solutions adaptées tel que le financement, le capital humain.

Mais tout cela n’est guère possible sans une stabilité macroéconomique. L’assainissement des finances publiques et la qualité de la gouvernance ont contribué à la confiance des agences de notation mais aussi des institutions de Bretton Woods telles que le FMI, la Banque Mondiale pour le Togo. Cela a permis au pays d’être prioritaire sur des financements. De réelles et significatives avancées mais qui ne sauraient être dissocier du climat des affaires qui rassure et permet aux investisseurs togolais et étrangers de réussir au Togo. En deux années consécutives, les bonds réalisés dans le classement “Doing Business” restent spectaculaires. 19 points l’année dernière et 40 points cette année plaçant le pays sur le toit du monde en terme de facilité de faire des affaires. Tout cela a contribué à une exposition médiatique positive pour le pays. “Le Togo n’a aucune raison de craindre pour son avenir. Nous sommes prêts à y faire face, dès maintenant”, avait professé le Chef de l’État.

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