Festival Filbleu : Lomé, Badou, Atakpamè et Kpalimé au rythme de la littérature et du cinéma

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Modeste mais porteur d’une gamme variée et étendue d’expressions, le festival Filbleu, comme chaque année et depuis 12 ans, pose ses valises pour l’année 2019. Et cette fois-ci avec un thème à connotation poétique et qui est aussi un mélange de deux titres de Tierno Monenembo et de Cheikh Hamidou Kane. “Un rêve utile, une aventure ambiguë”. D’hier lundi 18 au 23 mars prochain, les villes de Lomé, de Kpalimé, d’Atakpamé et de Badou rythmeront au gré d’une riche et diversifiée programmation consacrée au théâtre, à la littérature et aux autres arts comme la musique, les arts plastiques, la photographie, la danse, le cinéma…

Au menu et depuis hier à l’ouverture du festival, des représentations de pièces théâtrales, des rencontres et des cafés littéraires, des tables rondes, des séances de dédicaces avec 17 auteurs aussi bien Togolais, Ivoiriens, Sénégalais, Français et Béninois. Des projections de films documentaires principalement “Les orgues mortes” de Sophie EKOUE consacré à l’œuvre de Cheikh Hamidou KANE qui lui-même sera en visio-conférence.

Hier lundi, après l’ouverture officielle du festival à l’Espace Level, le spectacle “L’appel du Ténéré” de Kamb’IKounga a été joué par la compagnie “Le Théâtre pour l’Humain” du Congo Brazzaville. Il raconte l’histoire d’une vie affectée par la fatalité et une sorte d’obsession morbide. L’auteur, essentiellement curieux de sa vie intérieure, se voit sans futur : une étoile filante. La mort, l’amour, la complexité de la condition humaine font partie de son réseau obsessionnel. D’où cette écriture sans artifices, reflétant le cours informel de la pensée.

“Ce festival associatif qui en a connu du chemin, poursuivant l’utilité du rêve d’asseoir la culture au sein de la cité, butant à chaque bilan sur l’ambiguïté même de l’engagement, mais revenant toujours sur ses pas pour continuer à tisser l’espérance, tresser les cordes de la fraternité artistique. Rêver utile, malgré l’ambiguïté intrinsèque de la marche, tel est le credo qui nous aide à tenir depuis des années”, a expliqué Kangni Alem, le directeur artistique du Festival.

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