Faure Gnassingbé exprime son soutien au gouvernement et au peuple du Mali

Violence ethnique

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Sur son compte Twitter, le président de la République du Togo, Son excellence Faure Essozimna Gnassingbé a adressé un message au peule malien, suite à l’assassinat de plus de 160 Peuls, dont des femmes et des enfants, par des miliciens dozo. Dans son Tweet, « Profondément attristé par les violences meurtrières à Ogossagou dans le centre du Mali », le président de la république au nom du peuple Togolais et en son nom, exprime ses sincères condoléances et l’expression de sa compassion face à « cette barbarie ».

 

 

Cette tuerie est la plus sanglante depuis le début du conflit au Mali en 2012, mais n’est pas la première. Le 1er janvier, 37 Peuls, tous des hommes, avaient été abattus dans le village de Koulogon. Le mois précédent, on avait décompté une vingtaine de victimes. Les massacres ont commencé il y a quatre ans avec l’apparition, dans le centre du Mali, de la Katiba du Macina, un groupe djihadiste dirigé par le prêcheur Amadou Koufa et recrutant pour l’essentiel dans la communauté peule. En réponse, les autres ethnies, essentiellement les Dogons, ont créé leurs propres groupes d’autodéfense centrés autour des « dozos », des chasseurs traditionnels.

 

Toutes les victimes du samedi étaient d’une même communauté. Ce qui donne au massacre des allures d’un nettoyage ethnique. Et c’est en grande partie ce qui explique la dose de passion avec laquelle le massacre est commenté à travers le monde. Cependant, il est à retenir cette tuerie est la dernière d’une longue série de violences à relents communautaires qu’on enregistre dans la région depuis des mois. En 2018, l’ONU a recensé plus de 500 morts et pas moins de 58 attaques.

 

Cette purge inédite sonne comme un demi-aveu de responsabilité de l’armée dans la flambée de violence. Les retards des soldats pour intervenir sont mis en avant. Alors qu’une petite base est située à moins de 20 kilomètres du village, il a fallu près de quatre heures aux soldats pour arriver. Mais au-delà, ce sont les relations étranges entre l’armée et les milices de Dogons qui sont en question.

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