Entretien avec Sèmèglo Agbéwonou Koffi, Directeur de l’assainissement

« Le gouvernement a pris toutes les mesures pour protéger les populations contre les inondations »

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Avec les inondations qui sévissent déjà dans certains pays de la sous-région, il parait nécessaire de faire connaître les mesures prises par le Gouvernement de la République Togolaise pour ne pas connaitre ce problème. En la matière, des mesures préventives et curatives sont initiées par un dispositif bien huilé. C’est ce qu’explique M. Sèmèglo Agbéwonou Koffi le Directeur de l’assainissement dans cet entretien. Il rassure les Togolais des bonnes mesures prises par le gouvernement.

Dites nous, quelle est le rôle de votre direction ?

La direction de l’assainissement coordonne l’élaboration des politiques, des stratégies, des programmes et des plans d’actions de développement du sous-secteur de l’assainissement hydrique, de la gestion des eaux usées et des excréments. Elle participe également à la gestion des crises liées aux inondations et aux pollutions des eaux.

Plusieurs pays de la sous-région connaissent des inondations. Comment le Togo s’organise pour ne pas vivre le même problème ?

C’est un sujet d’actualité. Actuellement, dans la zone unimodale c’est-à-dire au Nord de Blitta, nous sommes déjà en saison des pluies. Et dans le Sud de Blitta, nous sommes dans la petite saison des pluies. La météo annonce de fortes pluies. Dans cette situation, il y a un dispositif dénommé plateforme de prévention des risques d’inondations et des catastrophes qui est logée au niveau du ministère de la sécurité et de la protection civile et coordonnée par l’Agence nationale de protection civile. Elle coordonne les actions de tous les acteurs impliqués dans la prise en charge de ces situations. Dans ce sens, il y a deux actions prioritaires qui sont ciblées : la prévention et le mécanisme curatif.

Dans le premier cas, il y a eu des réunions de coordination où les acteurs ont défini clairement les actions qui devraient être menées pour prévenir les cas d’inondations. Dans ce sens, une équipe coordonnée par l’Agence nationale de protection civile a organisé une sensibilisation sur toute l’étendue du territoire national. Il a été expliqué aux populations, surtout celles qui habitent le long des cours d’eau les conditions pour lancer l’alerte lors des crues d’inondation.

Qu’en est-il de la seconde phase ?

Pour la seconde phase, chaque structure a des actions spécifiques à mener. C’est le cas par exemple de l’ANASAP à qui il a été confié le curage de certains caniveaux et bassins. C’est aussi le cas des sapeurs-pompiers qui doivent pomper les eaux au niveau du bassin Caméléon. Quant à nous, nous gérons les stations de pompage. Des travaux d’entretien ont été menés pour sécuriser nos ouvrages en cas d’inondation.

C’est le lieu de remercier le gouvernement et le Président de la République pour les moyens mis à la disposition de ces structures pour gérer ces activités.
Pour ce qui concerne le mécanisme curatif, des mesures sont prises pour évaluer en cas d’inondation et assister les populations concernées.

Les populations peuvent donc être rassurées ?

Toutes les actions prévues et mises en œuvre permettent de circonscrire le problème dès la survenue d’inondation. Les populations peuvent donc rester sereines. Le gouvernement a pris toutes les mesures pour les protéger contre les inondations. Dès qu’elles sont victimes, elles peuvent alerter l’Agence nationale pour la protection civile ou les autres structures pour être prises en charge immédiatement par le dispositif.

Dans le dispositif, à quoi servent les 4 lacs de Lomé?

Les quatre lacs constituent des réceptacles pour les eaux de pluie. Car il n’y a pas un cours d’eau qui traverse Lomé. L’idée c’est que quand une quantité de pluie tombe, les lacs peuvent recevoir les eaux et les restituer progressivement à un exutoire final, en l’occurrence la mer.

Il faut se référer aux problèmes de la zone bénéficiaire pour comprendre l’utilité de ce 4ème lac. C’est une zone de dépression. Et avec les populations qui jettent les ordures partout, il y a débordement. Dès lors qu’il pleut, c’est des cauchemars pour les populations. Leurs activités sont bloquées durant au moins six mois. Elles connaissent des problèmes sanitaires.
Grâce à ce 4ème lac, les populations de tous les quartiers ont vécu la dernière grande saison des pluies sans difficultés. Quelque soit le niveau de pluie, les populations peuvent désormais vaquer à leurs activités économiques.

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