Économie, agriculture, inclusion… : Ces acquis pour une transformation structurelle

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Malgré les effets négatifs de l’infection à Covid-19 sur les économies, les nouvelles ne sont pas si moins bonnes pour le Togo. Le pays affiche une si belle résilience et une santé économique aux normes. Et d’ailleurs, sur tous les plans. Principalement dans l’économie, l’agriculture et ces secteurs sur lesquels mise l’exécutif togolais pour atteindre la transformation structurelle voulue depuis 2018. Pas donc d’inquiétudes en ce qui concerne les objectifs fixés dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) qui ne subira à juste titre qu’un ajustement programmatif et annoncé par la Première Ministre. Sinon les ambitions restent intactes et l’excellente riposte impulsée à la Covid-19 n’a pas tant affecté les objectifs de départ.

En économie, la tradition n’a pas manqué de tenir ses normes. Fin septembre, le gouvernement a procédé à la réévaluation de son Produit Intérieur Brut (PIB) à l’instar de bien de pays comme le Sénégal en 2018, la Côte d’Ivoire en mars dernier. La nouvelle année de base est 2008 alors que les précédents calculs du système des comptes nationaux reposaient sur l’année 1993. Résultat : le PIB du pays fait un bond de 36,5 %. Un bond progressif et qui se révèle supérieur à la moyenne des pays de la region. En comparaison, le pays des hommes intègres a affiché 13 % de plus. Dans le même temps le Sénégal et le Niger enregistrent un surplus de 30 %. Certes, le pays est en dessous de la moyenne de la Côte d’Ivoire (38%) mais, avec ce nouveau calcul.

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En clair, le PIB du pays passe de 3 574,4 milliards de francs CFA en 2016 contre 2 618,1 milliards de F CFA avec l’ancienne année de base. Pour l’année 2017, le PIB réel est de 3 729,8 milliards de F CFA, l’équivalent d’un taux de croissance de 4,3 % sur un an. Et, pour cette année, l’estimation du nouveau PIB s’élève à 4 399,9 milliards de F CFA bien supérieure au chiffre de 3 322,3 milliards de F CFA obtenu avant la révision. Une mise à jour qui rend compte des efforts du pays en terme d’amélioration de la gouvernance économique amorcée depuis quelques années, permettant le reprofilage de la dette du pays et le respect du programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

Dans le secteur agricole, les nouvelles sont toutes aussi bonnes. Le gouvernement a poursuivi ses efforts dans la transformation agricole selon l’approche ‘’chaînes de valeur’’, l’équilibre de la balance commerciale agricole et la création d’emplois agricoles. Et ceci en ayant consacré plus de ressources au secteur avec des mécanismes novateurs de financements adaptés. Le Mécanisme Incitatif de Financement de l’Agriculture (MIFA) fondé sur le partage de risques a connu une embellie malgré la période anxiogène. Un peu plus de 14 milliards FCFA ont été dirigés vers 144 000 acteurs agricoles togolais, dont 125 000 producteurs. En tout, ce mécanisme revendique la création de près de 163 000 emplois directs et indirects sur tout le territoire.

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Puisque le développement et les mécanismes d’inclusion sont au cœur de la politique du Chef de l’Etat, le gouvernement a marqué sa volonté de développer des ressources humaines de qualité, tout en corrigeant les inégalités de genre et d’accès aux services sociaux de base. En renforçant les fondamentaux sociaux, le gouvernement entend créer les conditions d’une croissance inclusive pour une amélioration durable de la qualité de vie des Togolais. A cet effet, le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) affiche une des plus belles performances reconnues par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans son dernier rapport.

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