Bénin – Togo : ils sont 23, nous serons plus de 7 millions… Et pourtant ce n’est que du football

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Nous ne sommes pas un pays de football doué pour les qualifications simples et linéaires, comme si nous étions naturellement appelés par le tourment, comme si le danger, seul, nous révélait. La qualification inespérée pour la can 2017, après 5-0 face à Djibouti et une série de résultats favorables, notamment la défaite des écureuils du Bénin face au Mali (5-2) en est une preuve. Et souvent le Togo se qualifie de cette manière. À la dernière journée.

Tout cela fait beaucoup trop pour un hasard, largement assez pour une culture. C’est donc avec un avantage psychologique car expérimenté pour les qualifications à la dernière journée que la bande à Emmanuel Adebayor ira à l’assaut de la seconde place du groupe D. Une seconde place qualificative pour la CAN qu’organise l’Égypte. Malgré l’absence de plusieurs cadres dont le capitaine Stéphane Sessegnon dans l’effectif de l’équipe beninoise, la tâche sera quand même difficile pour les Éperviers. Surtout que les écureuils sont à domicile.

Mais le peuple togolais croit en une victoire éclatante. Une victoire qui serait celle d’une course à l’excellence à la togolaise. Parce que ce n’est pas seulement une équipe, mais tout un peuple habillé du drapeau togolais qui est concerné par cette qualification.

À une époque où l’individualisme prévaut dans la classe politique et que la C14 s’effrite, la qualification pour la can demeure un projet collectif. Le football a aumoins ce mérite. Il rassemble pour le meilleur : une joie pure. Il réveille aussi une valeur de moins en moins partagée : l’amour de la patrie. C’est en cela que ce sport est unique et ce match historique. Bien sûr ce n’est que du football. Un match de quatre-vingt-dix minutes. Et quel qu’en soit l’issue, le principal défi à relever par le Togo est la réussite du Plan national de développement 2018-2022.

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