19 Août 2017 à ce jour : Toutes les revendications de l’opposition sont désormais nulles

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Ce jour-là, ils étaient des milliers de manifestants à être simultanément dans les rues de plusieurs villes du pays. Tous vêtus pour la plupart de tee-shirts ou de banderoles rouges, ils ont répondu à l’appel du Parti national panafricain (PNP). Motif : ils réclamaient le départ du Président Faure Gnassingbé et surtout la révision constitutionnelle, notamment afin d’y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans au plus. Trois ans après, ces multiples revendications de l’opposition sont nulles et désormais inexistantes.

Certes, en trois ans et dans le cadre de ces réformes souhaitées par l’opposition mais déjà inscrites à l’agenda du gouvernement, le Togo a payé un lourd tribut : des mois de marches et de manifestations, des morts et des blessés aussi bien dans le rang des civils que des forces de l’ordre et de défense, des destructions de biens publics et une dégringolade de l’activité économique. Du fait de la violence et du terrorisme politique instaurés par l’opposition. Ce qui ne devrait pas être nécessairement le cas, car à l’arrivée et sans aucune pression mais en vertu des principes législatifs, le Togo a remis une couche de modernité à sa démocratie en adoptant des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

Toutes les semaines et durant dix huit mois, les manifestants dans les rues ont réclamé des réformes constitutionnelles. Elles devraient alors s’opérer au niveau du parlement avant tout référendum si échec y a entre temps. Des élections législatives devraient se tenir. Sous l’égide des présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Alpha Condé de la Guinée désignés par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une date a été retenue. Mais l’opposition entre temps réunie sous le vocable de la Coalition des 14 partis a boycotté le scrutin. A l’arrivée, ils se sont exclus du cadre formel de la réforme constitutionnelle. Et pourtant, dans la soirée de mercredi 08 mai 2019 , la révision prévoyant la limitation du nombre de mandats présidentiels, scrutin uninominal majoritaire à deux tours, la recomposition et la désignation des membres de la Cour Constitutionnelle…et bien d’autres a été adoptée.

Et à part la rétroactivité, nombre des 48 amendements formulés lors de la tentative de révision de septembre 2017 ont été pris en compte. Ainsi, avec ses réformes, non seulement l’Accord politique global (APG) signé en Août 2006 est respecté à la lettre, mais toutes les exigences de l’opposition tombent. D’ailleurs aucun des partis politiques de cette opposition n’a pu publiquement remettre en cause cette avancée démocratique qui tient non seulement compte de l’histoire du Togo mais répond également aux aspirations du peuple togolais. C’est la preuve que même sans aucune pression de l’opposition, le gouvernement avait déjà inscrit à son agenda la réforme constitutionnelle. En perte alors de vitesse par défaut de stratégie, l’opposition trouve désormais un nouveau terrain de combat : la loi modifiée sur les manifestations publiques au Togo.

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