Togo En plus des violences, l’opposition s’en prend à la liberté de presse

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En plus des actes de vandalisme et de violence qui motivaient et rythmaient leurs différentes manifestations publiques, c’est désormais à la liberté de presse que s’attaque l’opposition au Togo. Dans l’insidieux collimateur, des journalistes critiques, en particulier le chroniqueur, Firmin Teko-Agbo.

Ce n’est pas un fait. C’est devenu une habitude. Sinon une pratique. Dans sa rengaine politique, l’opposition s’en prend à la liberté de presse au Togo. Une fois encore et au menu des manifestations des deux derniers jours, des journalistes ont encore fait l’objet de menaces et d’injures de tous genres surtout lorsque la ligne éditoriale de ces derniers ne répond pas aux élucubrations politiciennes de l’opposition. C’est le cas ce jeudi 14 décembre 2017. Et la bêtise enrouée d’inconséquence est lâchée : « Il y a des journalistes chroniqueurs dont un certain Firmin Teko-Agbo qui écrit des choses contre Jean Pierre Fabre. Ce sont des gens que le pouvoir a placé pour casser l’unicité de l’opposition. Ce Firmin, nous le voyons et nous le suivons de très près ». Propos lâchés à la plage de Lomé et qui révèlent le vrai visage de ceux qui réclament des reformes politiques au nom de la démocratie.

C’est pourtant inquiétant pour des personnes engagées dans une supposée lutte pour plus de démocratie au Togo donc pour plus de liberté (pas de démocratie sans la liberté) de tenir de tels propos. C’est dangereux pour une opposition de tenir de tels propos dans un environnement où la liberté de presse n’est pas en danger. Et cela révèle ostensiblement la psychologie et la personnalité de ceux là même qui aspirent à diriger le Togo. Il exprime une aversion à la critique. Il éprouve une révolte à la différence et réclame donc une opposition à la démocratie. Des opposants qui refusent les voix dissonantes et différentes aux leurs sont aussi nuisibles pour le pays. Et pourtant, le régime de Faure Gnassingbé contre lequel il dirige depuis plusieurs mois une guérilla politique reste un exemple du point de vue de la liberté de presse. Aucun journaliste n’est en prison au Togo. Aucun organe de presse n’a encore été inquiété de quelque manière que ce soit malgré les multiples critiques à la limite des injures contre la personne du Président. Manifestement, l’opposition révèle son visage hideux. On a encore en souvenir les cas du correspondant de la radio France international, Peter Sassou Dogbé dont la voiture a été caillassée, le directeur de publication du quotidien Forum de la Semaine Dimas Dzikodo, des journalistes de la télévision nationale et bien d’autres journalistes. Firmin Teko-Agbo qui est déjà victime de lynchage sur les réseaux sociaux, est désormais livré à la vindicte populaire des partisans de l’opposition togolaise. Livrer un journaliste à la vindicte populaire parce qu’il ne partage pas les mêmes opinions que vous est un attentat contre l’État de droit.

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