Présidence en exercice de la CEDEAO, la lutte contre le terrorisme s’intensifie sous le mandat de Faure Gnassingbé

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Approuvée en décembre 2015, la mise en œuvre du projet relatif aux mécanismes nationaux d’alerte précoce et de réponse des Etats membres de la CEDEAO se sent davantage boosté sous la présidence de l’actuel Président de la conférence des chefs d’Etat, Son Excellence Faure E. GNASSINGBE qui, le weekend dernier encore à Bamako, a lancé à ses pairs le défi d’aller plus vite.

Samedi 14 octobre 2017, alors qu’il procédait avec son homologue malien à l’inauguration du centre de coordination ouest-africain d’alerte précoce aux menaces sur la sécurité, le Président en exercice de CEDEAO, Faure E. GNASSINGBE a rappelé l’agenda anti-terroriste de son mandat.

Au delà des cinq (05) pays (Guinée Bissau, Libéria, Côte d’Ivoire, Mali et Burkina-Faso) initialement retenus par la phase pilote du projet, le Président Faure E.GNASSINGBE a lancé à ses pairs depuis Bamako, un appel vibrant à l’anticipation et à la proactivité. En plus de recommander aux quatre autres pays de se hâter de suivre l’exemple du Mali, le Président en exercice de la CEDEAO a ouvert une compétition entre les Etats. Il souhaite qu’il soit permis aux pays qui le peuvent, de préfinancer sur leur budget national l’opérationnalisation de leur mécanisme national d’alerte précoce en attendant d’être remboursés sur le budget régional du projet. Car relève t il , « un tel mécanisme d’alerte a manqué jusque là à nos dispositifs de paix et de sécurité dans la sous région ».

Ce que déplorait déjà en avril 2016, Le directeur du Centre d’observation et de suivi (Alerte Précoce), de la CEDEAO, Dr. Gueye Abdou Lat face à « l’existence de mouvements armés liés à des conflits à dimension ethnique, religieuse, nationale avec des répercussions sur les communautés », indiquant que la collecte et l’analyse de données au niveau de chaque mécanisme national d’alerte devraient permettre « d’obtenir des informations d’alerte précoce et de proposer des réponses rapides visant à contenir les risques par des actions de promotion de la sécurité humaine, du dialogue et de la médiation constants ».

Le Président en exercice de la CEDEAO n’a déjà pas attendu la mise en œuvre du mécanisme au Togo pour que les instances judiciaires de son pays aient fait interpeler dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 octobre 2017, un imam de la ville de Sokodé dont les prêches notamment ceux du vendredi d’avant appelaient à une élimination physique de militaires et officiels togolais.

Le projet des mécanismes nationaux d’alerte précoce et de réponse de la CEDEAO que souhaite voir se réaliser très « rapidement » le Président en exercice Faure E. GNASSINGBE est pensé pour apporter de réponses rapides au delà des préoccupations sécuritaires et terroristes à celles liées au catastrophes naturelles et questions endémiques.

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