Nouveau Rapport du Consortium pour les Infrastructures en Afrique, le Togo 1er dans l’UEMOA et dans le top 5 africain

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Le Consortium pour les Infrastructures en Afrique vient de publier un nouveau rapport sur le développement des infrastructures. Ce grand rendez-vous continental a permis de faire le point sur les tendances du financement des infrastructures en Afrique, l’un des grands défis pour la prochaine décennie.

En 2016, le Togo fait partie des pays qui ont le plus investi dans le domaine des infrastructures en poids du PIB, aux côtés de la Zambie, du Swaziland et du Kenya.

Toujours, un criard déficit sur le plan continental

Cette année encore, le constat est sans appel : le déficit d’infrastructures en Afrique, toutes catégories confondues appellerait des dépenses annuelles comprises entre 120 et 140 milliards de dollars par an afin de rattraper le retard accumulé et d’anticiper sur les besoins émergents.

Or, En 2016, les investissements n’ont atteint que 62,5 milliards de dollars avec de fortes inégalités selon les pays et les sous-régions. Ce déficit d’investissement est évidemment un frein qui pèse sur le développement des pays africains, aussi bien au niveau économique qu’au plan social, puisqu’il ne permet pas de jeter les bases d’une croissance véritablement inclusive.

Le développement des infrastructures comme levier d’une croissance plus inclusive au Togo

Proposer un développement des infrastructures à la hauteur des enjeux démographiques, à même de poser les conditions d’une croissance inclusive est l’ambition affichée par les autorités togolaises depuis les années 2010. Une ambition confirmée par le rapport du Consortium pour les Infrastructures en Afrique.

En effet, en 2016, le Togo a alloué, 297,5 millions de dollars de crédits budgétaires aux infrastructures, largement au-dessus des dotations engagées dans le même secteur par la plupart de ses voisins de l’UEMOA hormis le Sénégal.
Le Togo est la nation de l’espace UEMOA qui investit le plus dans ce secteur rapporté au PIB. 73,8% de ce budget, soit 219 millions de dollars sont allés aux transports, et 13,5% (40 millions de dollars) à l’hydraulique. Ces nouvelles données permettent de mettre en lumière l’une des principales réussites du gouvernement de SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

Il faut également noter que ces investissements ont systématiquement intégré la problématique de l’emploi, et notamment de l’emploi des jeunes, qui reste d’acuité.

Le Consortium pour les Infrastructures en Afrique a été lancé en 2005 pour promouvoir le développement des investissements dans les infrastructures en Afrique. Il compte parmi ses membres les pays du G8, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et la Commission Européenne.

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