Les transferts monétaires, l’arme pour lutter contre la malnutrition infantile au Togo

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Autant la pauvreté revêt divers visages, autant il importe d’utiliser plusieurs stratégies pour en venir à bout. Selon le rapport mondial 2017 sur la nutrition, « la nutrition doit être placée au cœur des mesures visant à éradiquer la pauvreté, à lutter contre les maladies, à améliorer les normes en matière d’éducation et à s’attaquer aux changements climatiques ». Et c’est ce que fait le gouvernement togolais en mettant en œuvre, entre autres, le Projet de développement communautaire et des filets sociaux.

Fonda, la cinquantaine révolue a désormais une vie épanouie. En bénéficiant du Projet de développement communautaire et des filets sociaux mis en œuvre dans les régions de la Kara et des Savanes, elle a pu démarrer et développer une activité génératrice de revenus, en l’occurrence la transformation du palmier à huile.
Et pourtant, tout condamnait cette mère de famille et ses deux enfants à continuer par être des proies faciles de la misère et son corollaire la malnutrition. Ils n’avaient presque pas de sources de revenus pour subvenir à leurs besoins. La faim était leur quotidien.

Si Fonda est bénéficiaire du transfert monétaire, c’est surtout pour bien assumer la nutrition de son deuxième enfant. Ce que les 5000F périodiquement reçus lui ont permis de faire convenablement jusqu’à ce qu’elle ait une marge bénéficiaire qui lui permet de mener son activité commerciale.

En réalité, le projet vise, à travers la sensibilisation et l’appui financier aux mères ou tutrices, à lutter contre la malnutrition des enfants de moins de 5 ans dans ces régions pilotes et qui prévoit la protection des enfants. C’est donc un accompagnement éducatif et financier qui permet d’œuvrer concrètement pour la protection des enfants. Il s’agit d’améliorer l’accès des communautés pauvres aux filets de protection sociale ainsi que les revenus des ménages pauvres.

« Avec cet argent, j’achète de petits poissons et des pâtes alimentaires avec lesquels je nourris mon enfant qui aujourd’hui, se développe bien. Ce que son frère aîné n’a pas eu la chance d’avoir car le projet n’existait pas. La différence entre eux deux est nette. Il est plus en bonne forme physique et est très épanoui. Moi de même », témoigne la bénéficiaire.

A travers les séances publiques, des questions essentielles comme la traite et le trafic des enfants, les enfants dits sorciers, l’état civil, l’espacement des naissances, le planning familial sont abordées.
Initié par le gouvernement du Président Faure Gnassingbé et appuyé par la Banque mondiale, le projet des transferts monétaires, dans sa phase pilote a concerné 217 pour un coût total de 4,525 milliards FCFA. C’est un filet social qui permet de faire émerger économiquement des ménages très vulnérables.

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1 commentaire

  1. David kola dit

    Je suis entièrement pour la politique du C de l’E mais personnellement je n’ai jamais eu la chance d’en profiter pourtant j’aurais besoin juste de 500000f pour entreprendre aidez moi merci

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