Le Togo teste les biopesticides

Le gouvernement togolais a lancé en décembre dernier un projet d’utilisation des pesticides bio à  la place des  pesticides chimiques au Togo.

Ce projet pilote dénommé « formuler et tester au champ des bio pesticides » consiste à former des maraîchers et agriculteurs du Togo sur les techniques de production et d’utilisation des bio pesticides à base de neem au détriment des pesticides chimiques de synthèse dont les préjudices sur l’environnement,  mais surtout, la santé humaine sont établies.

Des études ont, en effet,  montré que l’utilisation des pesticides chimiques  exposent les agriculteurs à des risques d’irritation cutanée, d’endommagement du système nerveux central, au cancer de la prostate ou encore de maladie de Parkinson. Elle peut également agir sur la fertilité de la femme.

Le Lancement le 27 décembre dernier à Lomé, de ce projet d’utilisation des pesticides bio  s’inscrit selon le ministre de l’environnement André Jonhson dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de Stockholm sur les polluants organiques dans le pays en développement.

« L’on doit faire la promotion de tout ce qui est bio. Car, l’utilisation des bio pesticides nuisent moins à la santé humaine que l’utilisation des produits chimiques » Nadjo Casimir, coordonnateur du projet.

Cette convention   ratifiée par le Togo en 2004 fait obligation aux pays signataires de gérer écologiquement les polluants organiques persistants (POPs) et des rechercher les alternatives aux pesticides chimiques de synthèse.

A termes, la mise en œuvre de ce projet devra permettre au Togo d’élaborer des documents de stratégie et de planification en matière de gestion de pesticides.

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