Le 3e « face à face » Faure-Fabre aura-t-il lieu ? [Revue de presse de la semaine du 16 au 20 janvier 2017]

Le chef de fil de l’opposition Jean Pierre Fabre a adressé, le 13 janvier dernier au Chef de l’Etat  Faure Gnassingbé,  une correspondance dans laquelle il sollicitait à nouveau  une rencontre avec ce dernier. Les publications parues cette semaine ont décrypté le contenu de cette nouvelle correspondance.

Dans la correspondance reprise intégralement par le quotidien Liberté, le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a fustigé la mise en place de la commission de réflexion sur les réformes politiques qui traduit, selon lui, « une volonté manifeste de saborder l’APG ». « Je vous demande de rapporter la mise en place de cette commission et de rechercher avec l’opposition les voies d’un dialogue pour mettre en œuvre l’APG. (…) Je demande à vous rencontrer (…)  pour en discuter.» écrit Jean Pierre Fabre.

Cette « ènième rencontre négocié par Fabre » est un paradoxe selon Nouvelle Opinion qui se demande « pourquoi le chef de file de l’opposition s’obstine à balayer de revers de la main tout dialogue initié par le pouvoir et cherche toujours à voir en face Faure Gnassingbé » ?  «(…) Il est difficile de connaitre la vraie motivation et l’orientation de l’ANC » écrit le journal qui conclut que le chef de fil de l’opposition fait  une « erreur de jugement ».

Les erreurs, c’est toute l’opposition qui la commet et ce depuis les années 90 selon Forum de la Semaine. Pour comprendre la question des reformes, il faut remonter à la conférence nationale selon le journal qui croit avoir décelé « trois graves  erreurs stratégiques de l’opposition qui ont hypothéqué la réalisation des reformes ».

« La première erreur remonte aux élections législatives de 1994 avec le boycott des élections par l’opposition, (…) la seconde remonte en 2002 avec à nouveau le boycott des élections législatives qui a donné feu vert au RPT de modifier la constitution de 1992 (…) et la troisième remonte en 2006 avec la décision de l’UFC de boycotter le gouvernement d’union nationale »  analyse le journal.

Il faut dire que le président Faure Gnassingbé et le chef de fil de l’opposition ont déjà eu deux rencontres en 2014 au cours desquelles ils ont discuté  de la question des reformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles.

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