Dure semaine pour la liberté de la presse au Togo [revue de presse de la semaine du 06 au 12 février]

La liberté de presse semble avoir été mise à mal cette semaine au Togo, avec en toile de fond, le retrait  par la HAAC des fréquences de la télévision LCF et de la radio City Fm ainsi que l’agression policière dont a été victime un journaliste du journal privé « L’Alternative ».

Dans sa parution du vendredi, Le Patriote  observe que « la patate chaude » filée aux différentes mandatures a finalement « trouvé un croqueur, un courageux » nommé Pitang Tchalla qui a signé la décision de retrait des fréquences radioélectriques des deux chaînes auxquelles la HAAC reproche de n’être pas en règle vis-à-vis de la réglementation en vigueur. Sauf qu’en prenant cette décision, le président de la Haute Autorité « se met dans une situation de forfaiture totale qui met à mal le monde médiatique togolais », commente le tabloïd.

Le Canard Indépendant  qui se fait un large écho du point de presse du personnel du Groupe Sud Media, note que les hommes et femmes qui y travaillaient sont en « pleine psychose », ne sachant plus « à quel saint se vouer ».  Togomatin lui, essaie de couper la poire en deux et assure que « si LCF et City Fm sont nés dans un péché originel comme l’infèrent certains, c’est que la HAAC a également besoin d’aller se laver de certains péchés passés, au Jourdain ».

L’Eveil de la Nation constate, pour sa part, qu’une « avalanche de condamnations et d’interpellations » a été enregistrée suite à la mesure de la HAAC. Organisations de la presse sur le plan national, la Fédération Internationale des Journalistes, l’Union internationale de la Presse Francophone, Reporter sans Frontières, les partis politiques et les organisations de la Société civile ont réagi, qui pour dénoncer « l’arbitraire » de la Haute Autorité, qui pour l’inviter à revenir sur sa décision.

Toujours en matière de violation de la liberté d’expression,  L’Alternative  révèle comment le sous-lieutenant Salaka et ses hommes ont « torturé » mardi dernier son reporter Robert Avotor qui réalisait un reportage sur un litige foncier à Akato-Viépé. Pendant que l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) « dénonce une agression ‘’inacceptable’’ », le bihebdomadaire lui-même compte réserver « des suites judiciaires » à l’affaire et exiger des sanctions à l’encontre des gendarmes fautifs.

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