52ème sommet des Chefs d’État et de Gouvernements de la CEDEAO

Faure GNASSINGBÉ appelle ses pairs au renforcement des actions

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A priori, c’est un rendez-vous statutaire. A postériori, une occasion de bilan d’étape avant inventaire. Ainsi s’est imposé le Sommet de la CEDEAO d’Abuja. C’est donc sous ce double enjeu que s’est ouvert donc les travaux et sous l’autorité du Président Faure GNASSINGBÉ. Et comme prévu, tous les Chefs d’État et de Gouvernement des pays membres étaient présents pour renouveler l’engagement collectif « d’évaluer la mise en œuvre des décisions jugées pertinentes de prendre pour accroître l’intégration de nos Etats, d’améliorer le mieux-être de nos populations dans un environnement économique, prospère et apaisé », comme l’a rappelé Faure GNASSINGBÉ, président en exercice de l’institution sous-régionale. Et pour le rendez-vous d’Abuja les défis à relever et auxquels est confronté la sous-région mais aussi les objectifs fixés pour mieux consolider les acquis.

Au nombre des différents et immédiats enjeux, la situation en Guinée Bissau. Au dernier sommet tenu à Monrovia le 4 juin 2017, il avait été décidé de continuer à exprimer la solidarité sous-régionale vis-à-vis du peuple bissau guinéen en prolongeant de quelques mois le maintien sur place de la mission de la CEDEAO pour la Guinée Bissau (ECOMIB) jusqu’au 31 décembre 2017. Ces accords de Conakry et de Bissau conçu à cet effet visaient à obtenir une situation de compromis pouvant conduire les différents protagonistes à travailler ensemble pour le développement économique et social de leur pays, en dépit de leur divergence d’opinion et de vision. Et puisque la situation dans ce pays reste toujours préoccupante, le Président Faure GNASSINGBÉ a rappelé lors de son discours d’ouverture, la nécessite de maintenir la veille. C’est aussi le cas au Libéria où les différentes concessions politiques ont conduit à la décision salutaire de la Cour Suprême du 7 décembre 2017 de procéder au second tour des élections présidentielles après avoir réussi à aplanir toutes les velléités de contestation du premier tour.

En dehors des questions politiques, les questions sécuritaires. Et cela concerne la poursuite des actions de consolidation de la paix et de la sécurité régionale. « Notre priorité en favorisant la mise en place la Force du G5 Sahel et, en renforçant la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes qui peuvent être source de ralentissement de nos performances économiques », a insisté le Président en exercice de l’institution qui rappelle quelques actions qui objectent la stabilité économique. C’est le cas du démarrage incessant des activités des postes et contrôle juxtaposés de Noépé entre le Togo et le Ghana et, de Sémé entre le Nigéria et le Bénin ainsi que le lancement prochain à Abidjan de la table ronde sur les projets communautaires de développement de la CEDEAO qui permettront d’améliorer davantage la m performance économique sous-régionale. Des rêves et des objectifs et pour lesquelles Faure GNASSINGBÉ sollicite la partie de tous les pays membres. Et c’est ce qu’il conclut en ces termes : « Nos institutions sous-régionales en particulier la Commission de la CEDEAO ne peuvent pas être performantes comme nous le souhaitons si nous ne les dotons pas de moyens nécessaires à leur fonctionnement. Conformément à nos directives par le passé, la réforme institutionnelle engagée depuis quelques années devrait nous permettre à travers une gestion plus efficiente et rigoureuse non seulement de contenir les dépenses, mais également de consacrer 60% des ressources mises à leur disposition aux projets de développement économique et social en faveur de nos populations ».

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